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Suspecté de trafic de cannabis, le jeune “chanceux” de La Gacilly relaxé par la justice

Le palais de justice de Nantes dans Google maps / © 2019 Google
Le palais de justice de Nantes dans Google maps / © 2019 Google

Le tribunal correctionnel de Nantes a relaxé jeudi faute de preuves un apprenti pâtissier de La Gacilly (Morbihan), qui était jugé pour "détention" et "transport de stupéfiants" après avoir été retrouvé à proximité de deux sachets contenant du cannabis.

Par SG/GF (PressPepper)

Les policiers reprochaient pourtant à Marwan Bahri - déjà condamné en 2014 pour un simple "usage" de stupéfiants, et mis en examen dans le cadre d'une autre affaire de drogue - d'avoir "brusquement accéléré" au volant de sa voiture quand il les avait croisés dans le centre-ville de Nantes, le 11 juin 2017.

Le jeune homme était alors sorti de sa Citroën C3 "en courant" sur un parking privé, avaient relaté les policiers... Les 38 g d'herbe de cannabis avaient été retrouvés à proximité, dans un bosquet. Selon eux, ils étaient probablement destinés au concubin d'une amie du prévenu, qui se trouvait sur ce parking privé avec "60 € en liquide et un téléphone à la main".

Une "forte odeur" de cannabis se dégageait aussi de l'habitacle de la voiture du prévenu, avaient rapporté les policiers. Un chien policier avait également "marqué" un temps d'arrêt, le lendemain, au niveau de son siège passager.

Problème : le prévenu assure que les deux sachets ne lui appartiennent pas. Or, les policiers n'avaient pas pris la peine de faire des relevés d'empreintes génétiques dessus, ce qui aurait permis de l'incriminer à coup sûr. Et, quand ils avaient voulu le faire, ils s'étaient aperçus que les scellés avaient tout simplement disparu du commissariat de police !

"Monsieur est plutôt chanceux : il peut s'estimer heureux qu'il y ait eu un ou deux oublis dans cette procédure, qui m'imposent de demander sa relaxe", avait dû reconnaître le procureur de la République.

Des réquisitions dont s'était "félicité" l'avocat de la défense, au vu des "failles" et des "faiblesses" du dossier. "Même si ce n'est pas un dossier d'envergure, à aucun moment on n'a confronté mon client aux policiers", avait-il cité en exemple. "Le téléphone de l'acheteur présumé n'a pas non plus été exploité, pour voir s'il aurait été en relation avec mon client."

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