Présidentielle : Marine Le Pen sillonne la Bretagne à la rencontre des agriculteurs

Bain de foule pour Marine Le Pen après la réunion de campagne dans une ferme laitière de la Trinité-Porhoët. / © Loïc Venance / AFP
Bain de foule pour Marine Le Pen après la réunion de campagne dans une ferme laitière de la Trinité-Porhoët. / © Loïc Venance / AFP

Marine Le Pen tenait un meeting ce jeudi, dans une exploitation laitière à la Trinité-Porhoët, petite commune du centre Bretagne. Devant plus d'un millier de personnes, la candidate frontiste voulait rendre hommage "aux valeureux agriculteurs" que la droite comme la gauche auraient abandonnés. 

Par Eric Nedjar

Après avoir passé son grand oral devant les agriculteurs réunis à Brest dans le cadre du 71ème congrès de la FNSEA puis visité une exploitation porcine à Pordic, dans les Côtes-d’Armor, la candidate du Front national à l’élection présidentielle s’est rendue ce jeudi en fin d'après-midi, en centre Bretagne, chez un producteur laitier de la Trinité-Porhoët où l’attendaient plus d’un millier de sympathisants. Une visite qui ne doit rien au hasard. Dans cette petite commune de moins de 800 habitants, le vote frontiste est depuis 2012 de dix points plus élevé que la moyenne régionale, et la tendance ne fait que s’amplifier.


Contre Bruxelles et l'UMPS

Devant des drapeaux tricolores ou portant l’inscription "Marine présidente", la candidate s’en est pris à ses principaux opposants, de gauche comme de droite dont elle estime qu' "il n'y a pas une feuille de papier à cigarette qui les sépare" et qu'elle accuse d'être "responsables de la situation catastrophique que nous connaissons", mais à l'Union européenne aussi, à qui elle reproche d’avoir abandonné le monde rural. 

"C’est un hommage appuyé que je veux rendre (aux agriculteurs), ils le méritent cent fois, mille fois", a-t-elle lancé sous les applaudissements, défendant à nouveau l’une de ses propositions phare pour l’agriculture, la "francisation" des aides de la Politique agricole commune pour que leur distribution ne soit plus "décidée par les technocrates de Bruxelles qui n’ont jamais vu de truie à moins de 100km". "Nos enfants ont le droit de manger les produits français de nos agriculteurs français".

La délinquance "nouveau fléau" en Bretagne

Accompagnée par Gilles Pennelle, conseiller régional à la tête du groupe frontiste, Marine Le Pen a également abordé la question des migrants, responsables selon elle du "nouveau fléau" qui affecte la Bretagne, "la délinquance qui ne cesse de monter d’année en année" et si elle est élue, ces même migrants "ne trouveront rien en France, ni les papiers les régularisant, ni les soins gratuits auprès des contribuables, ni les divers privilèges et droits qu’on leur a accordés".

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