Vannes instaure la gratuité des transports en commun durant la Semaine de la Mobilité

Pas besoin de ticket pendant la Semaine européenne de la mobilité / © Thierry Bouilly / France 3 Rennes
Pas besoin de ticket pendant la Semaine européenne de la mobilité / © Thierry Bouilly / France 3 Rennes

Une expérience de gratuité des transports en commun c’est bon à prendre pour les habitants de l’agglomération. La Semaine de la Mobilité c'est l’occasion de remettre en question nos habitudes, de découvrir de nouveaux moyens de déplacement mis en place par nos villes.
 

Par Marc-André Mouchère

Pendant une semaine, les transports en commun de l'agglomération de Vannes sont gratuits. Pour les habitants, les automobilistes en particulier, c'est  l'opportunité d'essayer d'autres façons de se déplacer.
 

Pas besoin de ticket, ni de carte de bus

Pour Odile Monnet, la vice-présidente de l'agglomération en charge des transports, c’est d’abord une façon d’amener les automobilistes à découvrir autre chose que la voiture.
« On sait que c’est facile de garder ses habitudes mais plus compliqué de les faire changer. C’est ce qu’on essaye de faire avec les actions mises en place pour la semaine de la mobilité. »
 

Découvrir les nouvelles lignes de l’agglomération de Vannes

Pour offrir aux automobilistes une alternative à venir au centre-ville en voiture, surtout en solo,  l’agglomération de Vannes a développé avec son opérateur (Kicéo) des lignes de bus sur la seconde et la troisième couronne, avec des horaires qui permettent un aller-retour le matin, comme l’après-midi.

Objectif : offrir aux habitants des villes périphériques, un nouveau moyen de se déplacer vers le centre-ville de Vannes et ses commerces, mais aussi à tous d’accéder aux marchés des bourgs autour de l’agglomération.

À Vannes une autre solution complémentaire de mobilité est à découvrir : un libre-service de 50 vélos à assistance électrique (Vélocéo), répartis sur 6 stations à des tarifs très accessibles.
 

Faut-il développer les transports gratuits ?

Un peu partout en France, les élus essayent de bannir la voiture des centres villes. Génératrice de bouchons, et d'encombrements, elle est coûteuse pour l’usager, coûteuse en aménagement, coûteuse pour la santé et aussi pour une part, responsable du réchauffement climatique.
 
Une vingtaine de villes en France, comme Dunkerque, Niort ou Châteauroux propose la gratuité de leurs transports en commun pour l'ensemble des usagers. Pour l’instant, d’après franceinfo, Paris y a renoncé mais offre la gratuité ou des tarifs privilégiés à certaines populations. Lille aussi songe à rendre l'accès aux transports en commun gratuit pour les jeunes, les personnes en situation de handicap et celles à faibles revenus, d'ici à 2020. 

À Rennes aussi un tiers des habitants bénéficie déjà de la gratuité. À Brest la question a été étudiée l’an passé. Selon le quotidien Ouest France : l’élu en charge des transports estimait qu’à Brest il faudrait augmenter les taux d’imposition de 15 % pour rendre les transports gratuits.


Pour l’agglomération Golfe du Morbihan – Vannes Agglomération qui regroupe 34 communes, le renfort des lignes depuis la rentrée représente un coût de 1 million d’euros. En 2019, le budget global des transports est de 20 millions d’euros pour 170 000 habitants.
 

Sur le même sujet

Anaëlle Cardin, directrice de l'école Madeleine à Guingamp

Les + Lus