Un autre regard sur la Sologne

Etangs, forêts, châteaux...c'est la carte postale de la Sologne, et pourtant, vue de l’intérieur, elle peut être tout autre. Aux alentours de Yvoy-le-Marron dans le Loir-et-Cher, le solognot Pierre Aucante, photographe, écrivain, nous livre sa vision du pays où il a toujours vécu.

Par Anne Lepais

Fruit d’un travail incessant de l’homme pour tenter de cultiver la terre, la nature solognote est tout le contraire du sauvage.
Si le moyen-âge est une période de déboisement et de création d’étangs par les moines (on y élève des carpes, des brèmes et des chevesnes) au XVIIIème siècle, la sologne devient un paysage de landes avec une forêt mal entretenue et surexploitée.
Le XIXème est une période d’élevage, de reboisements et de cultures. Une partie de la sologne est asséchée.
Puis, avec l’arrivée de la première guerre mondiale, le XXème connaît à nouveau une période d’enfrichement de la forêt. Parallèlement, l’activité de la chasse se développe et organise fortement le paysage (domaines de chasse, enclos grillagés, miradors, élevage de gibiers, percées rectilignes..)
Aujourd’hui 85% des boisements sont privés.

Amoureux d'un paysage qu'il aime raconter et décrypter, Pierre Aucante parle aujourd'hui d'une sologne à l'abandon - « Pourtant si l'homme se remettait à la défrichée et à la cultivée elle serait à nouveau vivante et diversifiée. Elle retrouverait son paysage artificiel voulu par l'homme, fabriqué par une succession d'intérêts et d'abandons.... »

Reportage de Syvlain Hadelin, Hervé Tiercelin et Etienne Jeandel

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