Conférence de presse sur les violences à Blois

© F3 Centre
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Après les troubles survenus la semaine dernière dans les quartiers nord de Blois, une conférence de presse a été donnée, ce mardi soir, en présence d’élus locaux et de représentants de l'Etat. 

Par D.Cros et M.Mouamma

Une conférence de presse s’est tenue, ce mardi soir, en présence de Yves Le Breton Préfet de Loir-et-Cher, de Dominique Puechmaille Procureure du Tribunal de Grande Instance de Blois et de Marc Gricourt, maire de la ville de Blois (PS).

Cinq jours après les premières violences urbaines dans le quartier Nord, les services de l'état ont tenu à parler d'une seule et même voix. Tous sont unis et unanimes. Ils condamnent ces violences inacceptables pour une ville comme Blois. Ils assurent également que tous les services de sécurité restent vigilants pour assurer le calme dans cette zone.Le préfet Yves Le Breton réitère son appel au calme, insistant sur le fait que " tous les habitants du département, de Blois et des quartiers nord ont droit à la tranquillité". 

Abribus saccagés, incendies volontaires de véhicules, feux de poubelles, coupures d'électricité… Durant trois nuits, de jeudi à samedi dernier, le quartier Nord s'est embrasé suite à l'intervention de policiers pour mettre fin à des rodéos à moto. L'un d'eux a fait usage d’un flash-ball et a touché un jeune de 20 ans à l’oeil, il en a perdu l'usage.

Bilan judiciaire : cinq interpellations soit trois placements en détention provisoire, une mise sous contrôle judiciaire et une condamnation à trois mois avec sursis pour une autre personne. Madame la Procureure, Dominique Puechmaille explique : "Les services de police enquêtent pour tenter d'identifier tous les auteurs des dégradations. Une autre enquête concernant le tir de flash-ball est en cours, elle est menée par l'Inspection générale de la police nationale, un service indépendant localisé à Rennes". 

Les réseaux sociaux appellent à un rassemblement samedi après-midi à Blois en hommage au jeune homme qui a perdu un œil dans les affrontements. La préfecture attend toujours la déclaration nécessaire à la tenue de cette manifestation.

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