Après Nice et Dunkerque, la métropole de Tours risque-t-elle à son tour un confinement le week-end ? 

À l'image de Nice puis de Dunkerque qui se sont vues imposer un confinement le week-end, le gouvernement souhaite adapter les mesures sanitaires à l'échelle locale. Premier foyer du variant "britannique" en France, la métropole de Tours en Indre-et-Loire est en situation de surveillance accrue.

Hôtel de Ville de Tours (Indre-et-Loire)
Hôtel de Ville de Tours (Indre-et-Loire) © Nicolas Ricoud

Depuis quelques jours, l’évolution de l’épidémie de Covid-19 et la propagation du variant dit « britannique », plus contagieux, force le gouvernement à adapter sa stratégie sanitaire. Longtemps exclue, l’adaptation locale apparaît désormais comme le nouveau mot d’ordre de l’exécutif. Après Nice, c’est au tour de Dunkerque d’être confiné le week-end pendant au moins deux semaines. Alors que tous les indicateurs étaient au rouge, le ministre de la Santé a annoncé ce mardi 24 février la décision pour la ville du Nord. Une décision d’autant plus logique pour le professeur Philippe Froguel, généticien et endocrinologue au CHRU de Lille, d’après les données des test PCR révélant près de "98 %" de présence du variant anglais

Tours Métropole parmi les villes où le taux d'incidence explose

Alors que le Premier ministre, Jean Castex s’exprime ce jeudi 25 février à 18h pour annoncer de nouvelles mesures, peut-on craindre des restrictions en Centre-Val-de-Loire ? La métropole de Tours semble la plus menacée. C’est au CHU de Tours qu’on recensait, le 21 décembre dernier, le premier cas de variant "britannique" sur l’hexagone. Quelques mois plus tard, près de 70 % des cas positifs en Indre-et-Loire proviendraient de ce variant, selon Santé publique France. Contactée par France 3, la préfecture d’Indre-et-Loire assure que la situation reste "stable" malgré des indicateurs relativement élevés mais qui n’augmentent pas.

En effet, sur les 7 derniers jours le taux d’incidence dans la métropole tourangelle représente 185,1 tests positifs pour 100 000 habitants. Un taux élevé mais qui reste bien loin des 796,2 pour 100 000 habitants que connaît actuellement la métropole de Nice. À l’instar de sa voisine tourangelle, la métropole d’Orléans voit, elle aussi, son taux d’incidence stagner ces dernières semaines.

Situation pré-occupante en Eure-et-Loir

Les chiffres sont un peu plus alarmants du côté de l’Eure-et-Loir. Depuis quelques jours, le département est passé en rouge. On y observe un taux d’incidence de 211 cas positifs pour 100 000 habitants, selon le dernier rapport de l’Agence Régionale de Santé du Centre-Val-de-Loire. Pour le moment, l’ARS Centre-Val-de-Loire indique être "dans l’attente" de la conférence de presse de Jean Castex et d’éventuelles nouvelles directives selon les indicateurs locaux. Avec une augmentation de 32 % de ce taux d’incidence par rapport à la semaine passée, l’Eure-et-Loir fait partie des départements où l’évolution de l’épidémie est la plus forte. De quoi craindre des restrictions sur l’ensemble du département dans les semaines à venir ? L’allocution de Jean Castex devrait donner quelques éléments de réponse. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société