Artigny : une gourde chinoise en porcelaine vendue aux enchères, premier prix 600 000 euros

Une pièce d'art exceptionnelle, recherchée par les milliardaires en quête de reconstitution de leur patrimoine. / © Rouillac
Une pièce d'art exceptionnelle, recherchée par les milliardaires en quête de reconstitution de leur patrimoine. / © Rouillac

Dormant dans le château d'un particulier, elle a appartenu à l'homme le plus puissant du XVIIIème siècle. 

Par Yacha Hajzler

La gourde est vendue ce dimanche après-midi, au château d'Artigny.

Après un tableau des frères Le Nain en mars, nouvelle grande découverte artistique chez un particulier de la région. A l'occasion d'une expertise dans un château du Val-de-Loire, l'oeil du commissaire-priseur Aymeric Rouillac est attiré par une gourde, ronde et colorée, disposée sur une commode du salon. 

Cinquante centimètres environ, en porcelaine émaillée, à motifs de fleurs, l'objet est tout à fait charmant... Mais aussi très précieux ! Il s'agit en réalité, selon la spécialiste Alice Jossaume, de l'une des deux gourdes de l'empereur Qianlong. Le quatrième empereur de la dynastie des Qing était l'"homme le plus puissant" du XVIII° siècle. 

Selon M. Rouillac, la gourde aurait voyagé jusqu'au Val de Loire  dans la besace d'"un descendant de la famille, officier d'état-major de la Marine royale en mission en mer de Chine dans les années 1842-1847".


Vestige d'un patrimoine massacré


Estimée entre 600 000 et 800 000 euros et mise aux enchères sur sa fourchette basse, la gourde nomade pourrait voir son prix s'envoler. "Pendant la Révolution culturelle, sous Mao Tsé-toung, les gardes rouges ont cassé les objets d'art. Il en reste peu. Des milliardaires chinois veulent racheter le patrimoine du temps passé, sauvegardé en partie par les européens", explique le commissaire-priseur. 

Le vase porte la marque carrée de l'empereur Qianlong. / © Rouillac
Le vase porte la marque carrée de l'empereur Qianlong. / © Rouillac


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