Axéréal : jusqu'à 220 postes menacés et 100 fermetures de sites notamment dans le Centre-Val de Loire

Une intersyndicale de coopérative agricole Axéréal, basée dans le Loiret, a annoncé le 24 novembre la fermeture d'une centaine de sites à travers la région. 220 emplois seraient menacés.
Axéréal est une coopérative agro-alimentaire basée à Olivet, dans le Loiret. Photo d'illustration
Axéréal est une coopérative agro-alimentaire basée à Olivet, dans le Loiret. Photo d'illustration © Mauricio Duenas Castañeda / Maxppp
Quel avenir pour la filière céréalière en Centre-Val de Loire ? C'est la question posée par les trois syndicats (CFDT FGA, SDACOOPA Solidaires et UNSA 2A) qui ont cosigné le 24 novembre un communiqué de presse annonçant "220 suppressions de postes et 100 fermetures de sites" par la coopérative Axéréal, basée à Olivet mais disposant de sites dans 16 départements, dont tous ceux de la région Centre-Val de Loire. Une semaine plutôt, sa filiale Axiane Meunerie, qui emploie 300 personnes dans la région, fermait un premier moulin à Semblançay (Indre-et-Loire), occasionnant un coup de gueule du maire local, Antoine Trystram.
 

Un "projet d'amélioration de la performance"

L'annonce n'est pas confirmée pour l'heure par la direction de la coopérative, qui préfère parler de "projet majeur d’amélioration de la performance, visant à renforcer l’efficacité durable de son modèle économique". "Les échanges sont en cours avec les partenaires sociaux et les adhérents de la coopérative. Nous mettons tout en œuvre pour étudier, dans le dialogue, lors de ces échanges, les solutions les plus adaptées."

Axéréal avait en effet annoncé, dans un communiqué daté du 6 octobre, ses nouvelles "orientations stratégiques" en matière d'activité agricole. Sans plus de détails concrets, la coopérative prévoyait "des réorganisations, notamment des infrastructures, et une accélération des initiatives liées à la transition agricole et alimentaire" pour "devenir un exemple de co-construction avec les agriculteurs et ses clients".

De leur côté, les syndicats ont fait part de leur inquiétude. "Les impacts sociaux risquent d’être très importants, c’est pourquoi les trois syndicats représentatifs de l’entreprise ont, d’ores et déjà, commencé à négocier le plan de sauvegarde de l’emploi", poursuit l'intersyndicale, qui se fixe comme objectif de "minimiser le nombre de licenciements".

 
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