Mouvement social du 26 mai : la totalité des centrales nucléaires a voté la grève, selon la CGT

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) comporte deux unités de production de 1 300 mégawatts chacune. / © PHOTOPQR/BERRY REPUBLICAIN/MAXPPP
La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) comporte deux unités de production de 1 300 mégawatts chacune. / © PHOTOPQR/BERRY REPUBLICAIN/MAXPPP

Ce jeudi 26 mai marque la huitième journée de mouvement social contre le projet de loi Travail. Après le blocage des raffineries et des dépôts de carburant, selon la CGT, seize sites de centrales nucléaires sur dix-neuf ont voté la grève, dont les quatre centrales nucléaires de la région

Par AFP/E.Cadier

8e journée de mobilisation contre le projet de loi Travail

Au moins 16 des 19 centrales nucléaires de l'Hexagone ont voté la grève pour ce jeudi, a indiqué mercredi soir la CGT.
"Dans toutes les centrales où la CGT est majoritaire, soit 16 sur 19, il y a eu des assemblées générales et la grève a été votée", a affirmé à l'AFP un porte-parole de la CGT Energie. 
Par ailleurs, selon lui, trois centrales thermiques sont déjà à l'arrêt : Cordemais (Loire-Atlantique), Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Porcheville (Yvelynes). Pour autant, "cela ne veut pas dire qu'il y aura des baisses de charge", a-t-il ajouté. 

"Il y aura des baisses de charges où ce sera possible en fonction des impératifs de sécurité"
, a de son côté précisé Philippe Rancelli, le secrétaire régional CGT EDF du Centre-Val de Loire, où les quatre centrales nucléaires ont voté la grève de mercredi 21h00 à jeudi 21h00. 

Une éventuelle baisse d'électricité

Une éventuelle baisse d'électricité dépendra du nombre de grévistes et de la phase de production, qui permet ou non des baisses de charge, avait précédemment expliqué à l'AFP Jean-Luc Daganaud, délégué syndical CGT de la centrale nucléaire de Civaux (Vienne) qui a également voté la grève à partir de mercredi 21h00. Un porte-parole de Force ouvrière a lui indiqué mercredi soir ne pas encore avoir de décompte des centrales nucléaires en grève. La fédération FO Energie et Mines a annoncé mercredi "s'associer" aux journées de grèves et de manifestations prévues jeudi et le 14 juin contre le projet de loi travail. Elle a "proposé aux électriciens et gaziers de marquer encore plus ouvertement leur demande de retrait de la loi" et de "mettre en débat", lors d'assemblées générales, "les modalités d'actions". 

La fédération CGT Mines-Energie, première force syndicale du secteur, avait déjà appelé la veille à un mouvement "le plus fort possible" dans le secteur. Chez EDF, les taux de grévistes pour les différentes journées de mobilisation contre le projet de loi travail vont de 2% à 17%, selon les chiffres fournis par l'entreprise, le plus fort taux ayant été enregistré le 31 mars. Des chiffres supérieurs de participation ont été enregistrés lors de journées d'action propres à EDF, notamment le 21 janvier (21,12%), lorsque des suppressions d'emplois avaient été annoncées en comité central d'entreprise. Selon la CGT, le 21 janvier, la grève avait entraîné des tensions sur le réseau, avec une baisse de charge de "12.000 MW" dans la nuit, soit environ 20% de la production d'électricité.

Pour rappel 

•La région Centre-Val de Loire possède quatre centrales nucléaires : Belleville-sur-Loire (Cher), Dampierre-en-Burly (Loiret), Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) et Chinon (Indre-et-Loire). Les grévistes de Chinon manifesteront à Tours et un piquet de grève a été dressé à Dampierre-en-Burly. 

Les raffineries toujours perturbées

Cinq raffineries sur les huit du pays étaient toujours au ralenti ou à l'arrêt, mercredi. Les stations-service en rupture de stock d'un ou plusieurs carburants restent nombreuses : plus de 4.000, jeudi matin, selon la carte collaborative de l'application Essence.

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