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A Bourges ou à Châteauroux, des professeurs de lycée se mêlent à la contestation

Image d'illustration. / © PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP
Image d'illustration. / © PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Un préavis de grève a été déposé, permettant aux professeurs de rejoindre leurs élèves, à nouveau mobilisés ce vendredi. Une façon de rappeler leurs revendications et de limiter les heurts. 

Par France 3 Centre-Val de Loire

Journée lycéenne de mobilisation, de grève pour leurs professeurs. Comme une quinzaine de ses collègues du lycée Alain-Fournier, Eve-Anaelle Blandin s’est jointe ce vendredi à ses élèves qui avaient décidé de reconduire une nouvelle journée de manifestation dans les rues de Bourges. Se joindre au cortège est pour ces enseignants une manière de sécuriser la mobilisation et les lycéens. « Ils nous connaissent, souligne Eve-Anaelle Blandin. Ils nous respectent. Généralement, quand on dit que ça va trop loin, ils nous écoutent. »

 

Mais pas que. Fin des suppressions de postes et du dispositif Parcoursup, dénonciation des réformes du baccalauréat et du lycée : elle affirme partager les revendications qui ont poussé les adolescents dans la rue depuis une semaine à l’appel de l’Union nationale lycéenne (UNL).« On avait envie de montrer qu’on peut les soutenir tout en respectant notre devoir de neutralité en classe », soutient-elle. C’est un préavis de grève déposé la SNES-FSU, principal syndicat des enseignants du secondaire, qui lui a permis d’affirmer ses convictions dans la rue.
 

"Un soutien et une volonté d'encadrer"


« C’est un soutien, et une volonté d’encadrer, abonde Cécile Bucher, secrétaire départementale dans l’Indre. Il n’est pas normal de laisser les lycéens se débrouiller dans une mobilisation contre une réforme à laquelle on est opposés. » A Châteauroux, un rassemblement était également organisé ce midi devant le lycée Jean-Giraudoux. Tracts à l’appui, le syndicat compte informer le public sur le cœur de ses revendications, trop peu évoqué dans le débat public selon les professionnels interrogés.
 

Car ces professeurs se défendent d’attiser des tensions déjà fortes en encourageant la mobilisation lycéenne. « Il y a déjà eu deux manifestations le 9 octobre et le 12 novembre, rappelle Olivier Lelarge, secrétaire académique du SNES-FSU. Il y a eu l’an dernier des mobilisations. Ce n’est pas que maintenant que l’on porte l’opposition à cette réforme. »
 

"Ils récoltent ce qu'ils ont semé"


Le syndicat a par ailleurs condamné au niveau national une interpellation à Mantes-la-Jolie jeudi, dont les images, qui ont circulé sur les réseaux sociaux, montraient des lycéens alignés à genoux par les forces de l'ordre. Il déplore aujourd’hui le dialogue rompu de longue date avec le ministère de l’Education nationale. « Ils récoltent ce qu’ils ont semé, tranche Olivier Lelarge. A force de mépriser les corps intermédiaires, on se retrouve face à la rue. »
 

Alors que le mouvement lycéen s’installe dans la durée – depuis lundi, entre 200 et 300 établissements ont été bloqués chaque jour dans toute la France – le préavis de grève des enseignants est posé jusqu’aux vacances scolaires, qui débutent dans deux semaines. Mais la SNES-FSU prévient : il pourrait être reconduit en janvier, après publication des nouveaux programmes scolaires fin décembre.

 

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