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Bourges : la permanence du député LREM du Cher Loïc Kervran dégradée

La permanence de Loïc Kervran a été dégradée à Bourges le week-end dernier. / © Stéphane Dosne / France 3 Centre-Val de Loire
La permanence de Loïc Kervran a été dégradée à Bourges le week-end dernier. / © Stéphane Dosne / France 3 Centre-Val de Loire

Comme une partie de ses collègues députés LREM, Loïc Kervran, élu dans la troisième circonscription Cher, a vu sa permanence parlementaire à Bourges dégradée le week-end dernier.

Par Victor Lengronne

"C'est ta faute", "GJ" (gilets jaunes), "Justice", des tags en rouge sur une porte de la rue Littré, à Bourges. La discrète permanence parlementaire de Loïc Kervran, député LREM de la troisième circonscription du Cher, à Bourges, a été dégradée ce week-end.

"Ces tags s'inscrivent dans un climat détestable, où l'on est victimes d'actes de violence. C'est symptomatique de la difficulté pour une partie de la population à accepter le désaccord politique. C'est regrettable", a réagi le député, actuellement en vacances au Liban, qui envisage des recours disponibles. Selon lui, une plainte a été déposée par le propriétaire du lieu où travaille son équipe - il est locataire. "Ce sont des actes tout aussi inexcusables sur la permanence de quelqu'un qui a voté en faveur du Ceta."
 


Kervran affirme avoir été soutenu par des collègues d'autres politiques et de membres de la majorité ainsi que par ses concitoyens.
 

Une vingtaine de permanences LREM dégradées

Il soupçonne des gilets jaunes ou des opposants au Ceta d'avoir commis de telles dégradations. Lors de la première lecture du texte de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne à l'Assemblée nationale, Loïc Kervran s'était abstenu. "Il y a une incompréhension de la population par rapport à l'abstention. C'est une des solutions qui s'offrent à un député. C'est le principe même de la démocratie participative."

 

Ces tags ne changeront rien à ses votes. "Il n'y aura aucune incidence ni dans un sens ni dans un autre."

Une vingtaine de permanences de députés ou de locaux du parti LREM ont été dégradées voire saccagées ces dernières semaines, comme à Perpignan en marge d'une manifestation de "gilets jaunes", après la ratification du Ceta.
 

Ceta : "Il y a un vrai questionnement sur ce texte"

Loïc Kervran fait partie des 52 députés LREM qui se sont abstenus mardi 23 juillet, lors de la ratification de la loi de traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, le Ceta. 

Le député de la troisième circonscription du Cher avance trois raisons : des inquiétudes "sanitaires" d'abord. "Environnementales" ensuite : "Produire au Canada et exporter en France est bien moins écologique que de produire en France, sachant que nos agriculteurs peuvent le faire." "Economique" enfin. Selon un des rapports qu'il a consultés, le Cher serait l'un des départements le plus touché par cet accord.

Pourquoi n'a t-il pas voté contre ? "Il y a une logique de groupe parlementaire et je suis en accord avec certains aspects de ce traité", a t-il affirmé, estimant avoir considéré "tous les paramètres".

Si le texte est de nouveau soumis au vote des députés, il pourrait bien aller plus loin que l'abstention. "Il y a un vrai questionnement sur ce texte. Voter contre ? C'est une des réflexions que j'aie. Le parcours législatif n'est pas terminé..."

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