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Printemps de Bourges : quel impact pour les hôtels, les cafés et les restaurants ?

Pendant une semaine de festival, les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration voient leur chiffre d’affaires monter en flèche. De moins en moins de commerçants ferment pendant le Printemps. L'impact économique serait de 10 millions d'euros sur la ville et ses alentours.
Les hôtels de Bourges affichent complet depuis plusieurs mois. La plupart des établissements acceptent les réservations d’une année sur l’autre. À l'Hôtel d'Angleterre, on accueille les artistes et leurs équipes… Mais on sait rester discret sur les vedettes qui dorment sur place. Dionysos, Miossec, Philippe Katerine ou encore Patti Smith ont séjourné ici. Des stars qui apportent un coup de projecteur sur la ville !

On va entendre parler de Bourges partout. Et la semaine suivante, on a des réservations pour l’été

Pascal Louis, directeur de l'Hôtel d'Angleterre

Le Printemps de Bourges totalise 22 000 nuitées en 6 jours de festival. Les festivaliers passent 2 jours en moyenne à Bourges, avec un pic de fréquentation le week-end. Et les hôteliers s’adaptent aux besoins de la clientèle, avec des petits-déjeuners servis plus tard dans la matinée, pour que les couche-tard puissent se reposer.

Du côté des restaurants et des bars aussi, on joue le jeu. Certains accueillent des concerts du festival off le soir. Le budget boisson est en tête des dépenses des festivaliers ! Et cette année, les bars peuvent ouvrir jusqu'à 3 heures du matin.

La culture, ça rapporte ?

La culture coûte cher, mais rapporte : pour 1€ investi par la ville, une étude récente a montré que cela rapportait presque le double, 1,75€ en terme d'impact économique sur la cité berruyère.

L'essentiel des touristes, en dehors du public local, vient de la région parisienne.





Total des dépenses : 10 millions d'euros

Des points à améliorer ?

Il fut une époque où les établissements touristiques de Bourges préféraient fermer les rideaux pendant le festival. Une époque qui semble désormais révolue. Reste un point noir : le stationnement et le nombre insuffisant de taxis.


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