Réchauffement climatique : le Berry se lance dans la récolte de lavande

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Écrit par Dominique Pouget avec Garo Kevorkian

Des champs de lavande dans le Sud du Cher, c’est le rêve devenu réalité d'un céréalier de Charenton-du-Cher. Il est en pleine récolte de sa première production de lavande.

Dans le sud du Cher, Pascal Aupy est connu comme Maire de la commune de Charenton-du-Cher mais aussi comme céréalier. Mais cet agriculteur avait aussi un rêve, cultiver la lavande.

Cultiver la lavande, c’est un rêve de grand gamin. La lavande, ça sent bon, c'est joli. Pourquoi pas ?

Pascal Aupy, céréalier et producteur de lavande

Un rêve devenu réalité

C’est à Charenton-du-Cher, sur une terre à faible potentiel pour la culture conventionnelle que cet agriculteur a décidé de planter deux petits champs de lavande sur 12 hectares il y a 2 ans. "J’ai toujours aimé les fleurs et je me suis dit, pourquoi ne pas transformer ces champs en terre de lavande ?"

Le réchauffement climatique a aussi été au cœur de sa réflexion pour cultiver dans le Cher cette fleur au parfum emblématique de la Provence. Le tout nouveau producteur de lavande pense qu'il y a une carte à jouer.

Peut-être que c’est une solution pour le réchauffement climatique de produire des plantes qui demandent très peu d’eau et beaucoup de soleil

Pascal Aupy producteur de lavande à Charenton-du-Cher

Et pour réussir ses débuts de producteur de lavande, Pascal Auby est allé se former aux pratiques des cultures de lavandes à Valensole dans les Alpes de Haute-Provence. C’est là aussi, dans ce haut-lieu de production de lavande, qu’il a acheté ses plants pour se lancer à Charenton du Cher. Après 2 ans de labeur la première récolte a commencé début juillet.

Il a investi dans une machine pour sa première récolte. "C’est une machine avec 2 râteaux à l’avant qui relèvent les brins de lavande tombés, un système qui les coupe et un autre qui les charge. Une fois que c’est dans l’auto-chargeuse le déchargement automatique peut se faire où on veut"

Une lavande cultivée et distillée dans le Cher

Sa récolte devrait se terminer mi-août et ce n’est pas la canicule qui a gêné le producteur mais quelques jours pluvieux qui ont couché et un peu écrasé les plants de lavande. Pascal Auby nous confie que les prévisions de 300 litres de d’huiles essentielles devront sûrement être revues à la baisse. C’est à la Guerche-sur-l’Aubois, à la distillerie d’huiles essentielles d’Angélique Van Coster qu’il va confier cette première récolte.

Une lavande cultivée et distillée dans le Cher, une production en circuit court qui attire déjà l’attention des offices de tourisme et des particuliers.