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Chimie en Centre-Val de Loire : tout ce que vous ne voyez pas

Audiodescription : infographie illustrant l'omniprésence de la chimie au quotidien. / © Cécile Mette / France 3 Centre VDL
Audiodescription : infographie illustrant l'omniprésence de la chimie au quotidien. / © Cécile Mette / France 3 Centre VDL

Particulièrement dynamique en région Centre-Val-de-Loire, l'industrie de la chimie se fait discrète dans votre quotidien, en y étant pourtant omniprésente. 

Par Yacha Hajzler

Elle vous permet de vous maquiller, de vous laver, d'améliorer vos équipements, et pourrait peut-être même vous trouver un emploi...

La chimie est un domaine particulièrement méconnu du grand public, mais hautement dynamique dans notre région. Pour preuve, les exportations dans ce secteur d'activité ont fait un bond exceptionnel en 2017. 
 

Invisible et omniprésent : le super-héros des industries


Qu'exporte-t-on quand on exporte de la chimie ? Qu'est-ce qui fait de notre région une championne française ? Comment est-elle présente dans nos vies ? France 3 s'est entretenu avec Myriam Rouet-Meunier, secrétaire générale de l'Union des Industries Chimiques (UIC) dans notre région. La patronne des laboratoires, si vous voulez. 

On ne connait pas grand-chose au sujet, de prime abord, mais à vrai dire elle a l'habitude : le grand public ignore bien souvent qu'il est en contact permanent avec les bébés de l'industrie chimique.

"Elle est dans tous les produits du quotidien, mais dans une infime partie... Entre la chimie et le consommateur, il y a les entreprises qui sont nos clientes. Elle n'est visible du client que quand il achète par exemple, ce nouveau bac de résine pour sa douche, très beau et très léger. Son pare-choc est maintenant en polymère, et plus en métal..." explique-t-elle. 
 


On a même Christian Dior


Et dans notre région, on est en pointe sur un domaine particulier, qui peut nous tomber directement dans les pattes : la cosmétique. Les parfums, notamment, car il faut savoir que le premier employeur de la chimie en Centre-Val-de-Loire c'est... Christian Dior himslef. 

Mais "cosmétique", c'est aussi, entre autres, les détergents (dont nous ne faisons pas tous le même usage, voir notre article sur le partage des tâches ménagères). 

Et puis en Centre-Val-de-Loire on élabore aussi des colles, des vernis, des gaz : on ne s'est rien interdit. Et ça nous a permis de nous développer, et de faire du secteur un pôle d'attractivité. On peut citer par exemple la Cosmetic Valley, née à Orléans et devenue la locomotive française du secteur. PolePharma, 1er exportateur de médicaments et initialement basée à Chartres. Enfin bref : ça marche. 
 

"C'est grâce à deux élements, détaille Myriam Rouet-Meunier. D'abord, notre région soutient celles et ceux qui au début du siècle dernier jusque dans les années 70 ont décidé de venir s'installer ici. Aujourd'hui elle soutient les pôles de compétitivité, les clusters... On ne voit plus régulièrement de nouvelles installations mais celles qui existent investissent, se modernisent.

Et on rend les choses plus dynamiques aussi grâce à une notion de réseau pour organiser des travaux, identifier des synergies, et faire en sortent que nos futurs salariés viennent de la région, pour qu'ils aient envie d'y rester." 

 

Un savoir-faire qui s'exporte


Un investissement qui est rendu : le PIB de la région doit 17% de son montant au secteur industriel, et en première ligne, celui de la chimie. En France de manière générale, selon une enquête 2017 de l'UIC3 milliards d'euros ont été investis sur 3 ans dans ce secteur. Et la chimie, c'est aussi le premier exportateur industriel de France, et de la région. 

Mais, qu'est-ce qu'on exporte au juste, quand on exporte de la chimie ? Des produits ? Des formules ? "On exporte des produits, répond la secrétaire général de l'UIC, mais aussi un savoir-faire, pour la mise en oeuvre. Quand on livre le produit à un client, les ingénieurs qui ont contribué à répondre au cahier des charges partent avec, pour s'assurer que la mise en oeuvre est bien adéquate.

Un exemple : le béton polymère, particulièrement étanche, particulièrement résistant aux hydrocarbures, ne se comportera pas de la même façon selon que l'on construit la route aux Antilles ou dans le cercle Arctique. Les ingénieurs sont là pour garantir la qualité et l'endurance du produit exporté, où qu'il soit envoyé. 
 
 

Et en plus, ils embauchent


Vous n'êtes pas encore convaincu que la chimie fait partie intégrante de votre quotidien ? Elle pourrait même devenir votre employeur (et toc) ! Myriam Rouet-Meunier nous l'a assuré.

"C'est un secteur qui, comme tous les secteurs de l'industrie, recrute beaucoup, et sur un éventail assez large de professions. On va rechercher des agents de fabrication, des agents de conditionnement, des opérateurs-régleurs mais aussi des gens qui vont pouvoir assurer la partie logistique et transports lors des exportations... Là, on recherche en nombre. Mais on recrute aussi dans des métiers plus spécifiques, dans l'hygiène ou la sécurité." 

Mais là, reconnaît-elle, "on étend le recrutement au-delà de la région."

Vous ne vous intéressiez pas à la chimie ? Il va être temps de vous y mettre ! 
 

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