Coronavirus : la Ligue 2 de football condamnée à l'annulation ?

"Pas d'événement avec un public nombreux jusqu'à mi-juillet", les annonces (lundi 13 avril) du Président de la République laissent peu d'espoir d'organiser la fin de saison des championnats de sport professionnels et notamment la Ligue 2 de football qui concerne deux clubs du Centre-Val de Loire.

© Francis Simoes - France 3 Centre-Val de Loire
Après l'annulation du championnat de Ligue Féminine de Basket, concernant le Bourges Basket, de la Ligue Nationale de Volley, mettant fin à la saison du Tours Volleyball, de la Lidl Starligue et de la Proligue du handball masculin, C' Chartres Métropole Handball et Saran Loiret Handball, la menace d'annulation est évidente pour d'autres compétitions : les Pro A et Pro B de Basket, Orléans Loiret Basket et ADA Blois, la Ligue Féminine de Handball, Fleury Loiret Handball et Chambray Touraine Handball.

Si tous les sports professionnels en salle sont en sursis, les championnats en stade le sont aussi, et c'est donc le cas de la Ligue 2 de football, dans laquelle évoluent la Berrichonne de Châteauroux et l'US Orléans.

Pas de décision pour l'instant, car l'argent est un frein majeur aux scénarios envisagés.

En Ligue 1 et Ligue 2 l'essentiel des rentrées budgétaires des clubs provient, contrairement aux autres disciplines, des droits télévisuels.La menace de non-paiement d'une partie de ces droits, par les diffuseurs exclusifs Bein Sport et Canal +, a tétanisé bien des présidents.

Au nom de la préservation économique de ces entreprises sportives, l'éventualité d'achever les championnats à huis-clos est encore une option défendue par certains. Ce n'est pas l'avis des associations de supporters. Arnaud Ziomek est le président des "Drouguis d'Orléans", l'une des associations de supporters de l'US Orléans :

"On nous dit qu'on est en guerre, d'accord, mais s'il faut partir au combat, il faut que ce soit pour une cause noble, pas pour le résultat d'un match de foot. (..) On préfère que le championnat soit annulé et qu'il soit décidé qu'il n'y ait ni champion, ni relégation. "

Evidemment la situation comptable de l'US Orléans, au soir de la dernière journée de championnat effectuée, bon dernier avec 7 points de retard sur le premier non-relégable, explique la volonté "d'année blanche" des supporters orléanais.

A la Berrichonne de Châteauroux, 15ème au classement après 28 journées disputées et 8 points d'avance sur les menacés par la descente, l'annulation pure et simple de la fin du championnat de L2 est également soutenue.

Thomas Le Gargem représente les "Red Blue Angels", fervents soutiens de la Berrichonne de Châteuroux :

"Cela n'aurait aucun sens de reprendre le championnat à huis-clos. Pour nous, il est fini, et il faut préparer le suivant. (..) La Berri a un petit budget et le non-paiement d'une partie des droits télé serait un gros handicap, mais la sécurité sanitaire doit primer. On ne doit pas prendre de risques pour les joueurs ou le staff."

Ces positions sont très largement partagées par les associations de supporters à travers la France, pourtant la LFP continue de travailler sur une reprise à huis-clos le 17 juin.
 
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