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Course à pied : adapter le sport aux prévisions météo

© Skeeze sur Pixabay.com
© Skeeze sur Pixabay.com

On n’invente rien en disant que la course à pied est un sport d’extérieur. Donc soumis aux aléas climatiques. Voici nos conseils pour la pratique du running en fonctions des conditions météo.

Par Franck Leroy avec NR

Il est important de connaître le temps qu’il va faire pour programmer vos sorties, et de savoir comment la météo risque d’évoluer pendant l’entraînement. Vous allez donc devenir plus attentif encore aux prévisions. Pour apprécier l’évolution du temps là où vous habitez, téléchargez une des applications météo sur votre tablette ou votre smartphone. Elles ont une précision heure par heure. Ce qui est très utile.
 
 

Ne pas faire n’importe quoi n’importe quand.

Toutes les conditions extrêmes sont défavorables à la course à pied pratiquée de façon occasionnelle. Je précise bien « occasionnelle » car les conditions extrêmes de chaleur ou de froid peuvent être préparatoires à des raids spécifiques. Mais ces situations sont réservées à un public très averti. En conséquence, dès que le mercure dépasse 25°C ou descend en dessous de 3° ou 4°C, ne courez pas. Les températures trop élevées ou trop basses sont mauvaises pour vos bronches et votre système cardio-respiratoire en général. Même chose évidemment en période de gel. Il faut s’abstenir. Vos bronches ne vont pas du tout aimer recevoir un air glacé qui va les resserrer brutalement, les irriter et vous essouffler.

Dans certains cas, en plus du froid ressenti, vous devrez faire face à des plaques de verglas qui ne vous épargneront pas si vous les rencontrez ! Dernier point : la neige. Abstenez-vous. Restez donc tranquillement chez vous dans ces circonstances et remettez votre entraînement à plus tard.

Les pics de pollution ne sont pas favorables non plus à la course à pied. Car votre respiration, plus ample, et la dilatation normale de vos bronches avec l’effort, vous feront inhaler bien plus de particules nocives. Donc abstenez-vous là aussi. Si vous êtes en ville, là où la pollution est la plus forte, déplacez-vous jusque dans les lieux boisés ou à très faible circulation d’engins à moteur. Vous éviterez (un peu…) les concentrations de gaz d’échappement. Courir en pleine ville n’est pas bon.

Lorsque le vent est trop fort, courir n’est pas non plus une bonne idée. Le vent présente des dangers : il peut dévier votre trajectoire. Ce qui est problématique lorsqu’on progresse sur route. Ensuite, un vent violent peut projeter des éléments. Et le coureur est sans protection. Dernière chose liée au vent, elle est de l’ordre du désagrément et de la pénibilité. Ainsi, courir face au vent violent est douloureux pour les yeux et demande à vos muscles un effort bien plus important pour le contrer. Vous serez deux fois plus fatigué. À ce propos, une petite astuce : lors d’une sortie avec un petit vent dont vous avez établi la direction, pensez à partir face à la bise. Votre retour se fera donc vent dans le dos. Vous vous sentirez beaucoup plus à l’aise et la fatigue pèsera moins lourd dans vos jambes. Il faut y penser !

Vous avez donc compris que les conditions idéales pour courir se situent entre 10°C et 20°C. C’est pour cela qu’en été, mieux vaut courir le matin. En hiver, la mi-journée est théoriquement le moment où les températures sont les plus acceptables.
 

Être bien vu : une règle d’or en cas de mauvais temps ou dans la pénombre.

Parlons de la pluie. Ça n’est pas un problème pour courir. Cela peut même être très agréable. Une pluie fine n’est pas du tout gênante.

Par contre, lorsque les éléments se durcissent, il ne faut pas jouer les téméraires. Tout d’abord parce qu’en dehors d’une période estivale, vous pouvez être victime du contraste entre votre température corporelle et le froid de cette pluie. Vos bronches vont s’irriter et la toux va s’installer. Vos pieds vont ensuite souffrir. L’eau va créer un phénomène d’instabilité du pied, puis un échauffement entre votre voûte plantaire et la chaussette. Les ampoules vont vite arriver.

La pluie de moyenne ou forte intensité va ensuite engendrer des problèmes de visibilité. Le coureur à pied est vulnérable s’il partage l’espace avec des véhicules. Même avec des vêtements équipés de bandes réfléchissantes, courir sous une pluie forte ou dans le brouillard est très dangereux. Si l’envie de courir est plus forte que tout, ce que l’on peut comprendre,  faites-le absolument là où il n’y a aucune circulation automobile. Il y va de votre sécurité.

Enfin, sachez que si votre travail ou vos occupations personnelles vous contraignent à courir à la tombée de la nuit, ne multipliez pas les facteurs de risques. Car si de surcroît il pleut, ça n’est vraiment pas raisonnable.
 

Bonne course !
 

 

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