Cancer : malgré la Covid-19, une caravane pour le bien-être des malades et soignants s’arrête à l’hôpital de Chartres

L'Echappée Rose, institut de beauté et de massage itinérant dédié aux personnes touchées par le cancer, fait un tour de France des hôpitaux. Elle termine sa tournée à Chartres ce 2 novembre. Une tournée raccourcie à cause de la seconde vague de Covid-19, mais qui a permis de soutenir les soignants.
La caravane de l'Echappée rose propose 12 créneaux de soins de 45 minutes aux jeunes patients atteints de cancer, mais aussi à leurs accompagnants et au personnel soignant.
La caravane de l'Echappée rose propose 12 créneaux de soins de 45 minutes aux jeunes patients atteints de cancer, mais aussi à leurs accompagnants et au personnel soignant. © Lounès El Mahouti / France Télévisions
Sous cette carrosserie en acier à l’allure américaine, la caravane de l’Echappée Rose se veut une parenthèse de douceur pour tous ceux qui sont touchés par le cancer, enfants ou adolescents, mais aussi leurs parents accompagnants et le personnel soignant.

Elle a fait escale ce lundi 2 novembre au centre hospitalier Louis-Pasteur à Chartres, pour la 25e étape qui se révèle être la dernière de la tournée en France. 
L’association Tout le monde contre le cancer qui porte l’opération comptait garer la caravane dans 32 hôpitaux et cliniques, comme l’année dernière ; lancée le 7 septembre, l’Echappée Rose devait se terminer le 11 novembre. Mais l’arrivée de la seconde vague de Covid-19 a tout bousculé, entre décalage et annulation de la part de certains hôpitaux.
 

"On est passé entre les gouttes"

Mais Mélanie Hameau, cheffe de projet à l’association, se réjouit de ce bilan presque inespéré au vu de la situation sanitaire : "on ne pensait pas faire 25 étapes, on est passé entre les gouttes".

Au-delà du fait que la caravane soit par définition en extérieur, Mélanie et les équipes de l’association ont mené une réflexion depuis juillet pour mettre en place un protocole adapté, envoyé en amont aux directions des hôpitaux.  

"Avant il y avait deux socio-esthéticiennes dans la caravane, détaille-t-elle. Maintenant, il n'y en a qu'une seule, et une se trouve dans l’hôpital, dans une salle dédiée, désinfectée entre chaque soin et aérée."

Ces deux personnes portent évidemment le masque, prodiguent des soins type massage, conseil beauté et manucure. "Pour le maquillage par exemple, on offre le maquillage au bénéficiaire, pour ne pas le réutiliser."
 

"On a redoublé de vigilance"

Cette démarche de l’association a visiblement convaincu l’hôpital de Chartres qui a maintenu le rendez-vous, comme l’explique Yvon Le Tilly, le directeur adjoint :

"Annuler au pied levé ne nous a pas paru judicieux dès lors que toutes les précautions étaient prises. On a redoublé de vigilance et on s’est assuré du respect strict des gestes barrières et du port du masque".

Un geste barrière est malgré tout impossible à respecter : la distanciation physique entre la socio-esthéticienne et la personne bénéficiaire, qu’il s’agisse d’un enfant malade, d'un accompagnant ou d'un soignant.
 
A l'intérieur de la caravane, une socio-esthéticienne prodigue des massages, conseils beauté ou des soins pour les mains.
A l'intérieur de la caravane, une socio-esthéticienne prodigue des massages, conseils beauté ou des soins pour les mains. © Association Tout le monde contre le cancer
 

"Les soignants en avaient besoin"

Un personnel soignant auquel l’association a proposé cette année des massages express de 10 minutes. "C’était la grosse nouveauté cette année et on est tellement content de l’avoir fait, ils en avaient bien besoin", se réjouit Mélanie Hameau.

"On a eu des témoignages très forts de soignants à bout qui s’occupaient non stop des gens depuis six mois, ajoute-t-elle. Et là, ça faisait 10 minutes qu’on s’occupait d’eux, ça leur faisait un bien fou, c’était émouvant."
 

Cela a eu du sens de décrocher cette deuxième socio-esthéticienne de la caravane pour la mettre au plus près du personnel.

Mélanie Hameau


L’association fera cette semaine le bilan de cette tournée chahutée. L’an dernier, l’opération avait permis d’offrir des soins bien-être à 620 personnes.
 
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