Chartres : les deux anciens dirigeants de Futurol’Industrie condamnés à deux ans de prison ferme

Les deux anciens dirigeants de l’entreprise chartraine Futurol’Industrie ont été condamnés ce vendredi 9 juillet à cinq ans de prison, dont deux ferme, et 100.000 € d’amende chacun. Ils doivent aussi rembourser plus de 18 millions €.
L'entreprise de fabrication de volets roulets Futurol a été reprise en novembre 2015 par la société alsacienne Tir Technologies
L'entreprise de fabrication de volets roulets Futurol a été reprise en novembre 2015 par la société alsacienne Tir Technologies © F3

C’était l’une des entreprises les plus florissantes d’Eure-et-Loir, c’est désormais une des affaires financières majeures des 10 dernières années qui vient de se clore au tribunal.

Futurol’Industrie, entreprise chartraine spécialisée dans les volets roulants et portes de garage, était passée de 3 millions € à 103 millions € de chiffre d’affaires, entre 2000 et 2013, devenant alors la 2e du secteur. Mais en 2014, la société avait été placée en redressement judiciaire avant d'être reprise par une société alsacienne. Sur les 226 emplois en Eure-et-Loir, seuls 85 avaient été conservés.

Jean-Marc Gelin et Gilles Jonquières, respectivement l’ancien président et l’ancien directeur général, avaient été poursuivis pour plusieurs motifs. Ils étaient notamment accusés d’avoir détourné 23 millions €.

18 millions € de préjudice

Après leur comparution, les 27 et 28 mai dernier, le tribunal de Chartres les a jugés coupables d’escroquerie, de faux et usages de faux, de vente au noir avec une comptabilité occulte, et de surévaluation des stocks.

Les deux hommes sont condamnés à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, ainsi qu’à une amende de 100.000 €. Le tribunal a été un peu plus loin que les réquisitions du procureur qui avait demandé pour sa part la condamnation des deux anciens dirigeants avec une peine de quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis.

Il leur est par ailleurs interdit de gérer une société. En plus de la saisie de leurs biens immobiliers, comptes bancaires et voitures, ils doivent rembourser plus de 18 millions € au fonds de placement à risque qui avait investi dans leur entreprise, et au liquidateur judiciaire.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société