Coronavirus : de retour de Chine, cette étudiante originaire de Chartres dénonce un manque de contrôles à l'aéroport

Romaine, 22 ans, étudiait à Shanghai en Chine depuis le 9 octobre 2019. Face aux conséquences liées au coronavirus, elle a choisi de rentrer en France par ses propres moyens. La jeune femme, qui ne présente aucun symptôme, s'étonne de ne pas avoir été soumise à des contrôles à son retour. 
Romaine a passé un peu plus de 3 mois à Shanghai, en Chine, pour ses études.
Romaine a passé un peu plus de 3 mois à Shanghai, en Chine, pour ses études. © Romaine Urien
Elle est revenue en France le 27 janvier dernier. Originaire de Chartres, Romaine Urien, étudiante en communication et commerce à Paris, habitait à Shanghai depuis le 9 octobre dernier pour ses études.

La jeune femme de 22 ans, qui ne présente aucun symptôme du coronavirus, a choisi de rentrer par ses propres moyens pour éviter de rester bloquée en Chine. 
 

On a pris la décision avec mes parents qu'il était plus prudent que je rentre en France, explique-t-elle au téléphone à France 3 Centre-Val de Loire. On a appris que des Français commençaient à être rappatriés et que les agences de voyage avaient pour consigne de limiter les voyages vers la Chine. On a eu peur que les aéroports ferment et que le trafic aérien entre la France et la Chine soit interrompu.

 

"Aucun contrôle"


Très rapidement, Romaine monte dans un avion direction Paris. "Pendant le vol de 12 heures, tous les passagers, y compris les hôtesses de l'air, portaient des masques", décrit-elle.

Mais une fois arrivée à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle à Paris, la jeune femme s'étonne de ne subir aucun contrôle.
 

Une quinzaine de médecins et de personnes de la Croix-Rouge nous attendaient à la sortie de l'avion. Mais il n'y a eu aucun contrôle, aucune vérification de température : on nous a simplement distribué un flyer, qui nous expliquait qu'en cas de symptômes, il fallait appeler le 15 et non le médecin.


Certes, Shanghai n'est pas le centre névralgique de l'épidémie de coronavirus.

Mais comme l'explique l'étudiante, les habitants de la métropole chinoise avaient pris leurs dispositions : "Ces derniers jours, Shanghai ressemblait à une ville-fantôme. Il n'y avait presque personne dans les rues. Tout était fermé. Les rares fois où j'ai croisé des gens, c'était généralement devant les pharmacies pour récupérer des masques."

 

Pas de suivi médical


Romaine loge actuellement chez sa famille à Chartres et n'a pas, à ce jour, de signes d'une potentielle contamination.

"Du coup, je n'ai aucun suivi médical. Je suis restée chez moi par précaution en début de semaine, mais je suis sortie vendredi car j'en avais marre. De toute façon, personne ne m'a dit que j'étais obligée de rester chez moi. Mais je m'empêche pour l'instant de voir des gens qui pourraient avoir une santé fragile, comme mes grands-parents ou ma petite nièce de 4 ans." 

 

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