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Le ministère des Armées ferme la base aérienne de Châteaudun en Eure-et-Loir, “une catastrophe économique et sociale”

(Archives) Mirage IV-A, un bombardier stratégique français ici sur la base de Châteaudun (Eure-et-Loir). Du fait de son activité, la base aérienne de Châteaudun accueillait pratiquement tous les types d'aéronefs utilisés par l'Armée de l'air. / © Rob Schleiffert
(Archives) Mirage IV-A, un bombardier stratégique français ici sur la base de Châteaudun (Eure-et-Loir). Du fait de son activité, la base aérienne de Châteaudun accueillait pratiquement tous les types d'aéronefs utilisés par l'Armée de l'air. / © Rob Schleiffert

La base aérienne de Châteaudun en Eure-et-Loir va fermer ses portes d'ici 2021, tel en a décidé le ministère des Armées. Une annonce qui a choqué une partie de la population sur place qui craint de voir la ville mourir. Les élus locaux, François Bonneau en-tête, se mobilisent. 

Par Fabienne Marcel

C'est acté, la base aérienne de Châteaudun fermera ses portes en 2021 ! 330 militaires et civils ont donc 3 ans pour quitter les 450 hectares qui gèrent le flux d'entrées et de sorties des avions retraités de l'armée de l'air. La raison ? Le maintien de la base coûte trop cher à l'Etat. 
La nouvelle a abasourdi une partie de la population. « Ça va précipiter la mort d'une ville que je vois mourir depuis 20 ans » dit une riveraine, « c'est grave pour Châteaudun, vous avez vu toutes ces boutiques fermées, c'est une catastrophe. Châteaudun vivait avec les militaires et aujourd'hui Châteaudun se meurt », dit une autre.  
Il n'y a pas que les Euréliens qui jugent comme une catastrophe la décision du ministère des Armées de fermer la base aérienne, les élus également. Sur Twitter, le président de la région, François Bonneau a fait part de son désarroi. 
Dans un communiqué envoyé à la presse, François Bonneau écrit encore : 

Le Ministère des Armées a pris la décision de fermer la base militaire de Châteaudun. Les conséquences sociales et économiques d’une telle décision sont considérables pour les salariés, pour l’économie locale et l’avenir de tout un bassin de vie. Face aux menaces que cette décision fait porter sur le Dunois, il est indispensable que l’Etat mette en œuvre un véritable et puissant plan de revitalisation du site de défense.

 


100 millions d'euros pour sauver Châeaudun

François Bonneau juge « indispensable que l’État mette en œuvre un véritable et puissant plan de revitalisation du site de défense ». Et d’estimer qu’une « mobilisation majeure visant 100 millions d’euros est nécessaire ». Le président de Région  « demande au Premier ministre, Édouard Philippe, de réunir sans délai l’ensemble des acteurs économiques et des responsables des collectivités pour engager les chantiers ambitieux qui permettront au Dunois et à ses habitants de répondre par un grand projet d’avenir au départ de l’armée ».
« Toutes les pistes doivent être étudiées et mises en œuvre rapidement autour des activités aéronautiques dans le cadre du plan national pour l’aéronautique, de la production d’énergie, du développement industriel », termine François Bonneau.

Fabien Verdier, conseiller régional et  président de la Commission Aménagement du territoire et numérique, élu de Châteaudun a également réagit. « Nous pouvons regretter ce choix et que le choix historique de Châteaudun (à la place d’Orléans-Bricy) n’a pas été fait, il y a quelques années. Il s’agit d’une politique d’aménagement du territoire qui aurait dû et pu être mise en oeuvre au profit du Dunois et du Sud de l’Eure-et-Loir. Nous devons avoir une pensée forte pour les 330 militaires et civils (270 militaires et 60 civils) qui œuvrent au quotidien sur la base de Châteaudun. Le meilleur accompagnement, à chacune et chacun d’entre eux, ainsi qu’à leur famille doit être proposé. J’y ai veillé et rappelé l’importance du GERSA (groupe d'entretien de réparation et de stockage des aéronefs) et des autres unités (DIRISI, ETRDC…) pour Châteaudun.» L'élu souhaite transformer la base en un petit aéroport pouvant drainer une clientèle d'affaires et privées. Et pourquoi pas créer une filière aéronautique industrielle. « L'atout est là, la piste est là, dit-il. L'armée m'expliquait il y a encore quelques jours que des gros porteurs de plus de 40 tonnes peuvent atterrir et décoller depuis Châteaudun. La piste est aux normes.» 

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