En plein blocage des raffineries, les élus du Sénat ont adressé une lettre au ministre Nicolas Hulot, publiée sur Twitter.
Ce lundi 11 juin, cinquante sénateurs, dont l'élue d'Eure-et-Loir Chantal Deseyne, ont adressé une lettre au ministre de la transition écologique Nicolas Hulot.
Ils prennent ainsi position contre le texte de la loi agriculture et alimentation adopté en première lecteur à l'Assemblée Nationale et plus précisément contre l'autorisation faite au groupe Total d'importer 300 000 tonnes d'huile de palme comme base de développement du biocarburant.
300 000 tonnes d’huile de palme importées par Total : j’ai consigné la Lettre ouverte à N. Hulot avec 50 Senateurs
— François Bonhomme (@F_Bonhomme) 11 juin 2018
Cette autorisation du @gouvernementFR est une incohérence économique pour notre agriculture et une absurdité écologique @FDSEA82 #JA82 pic.twitter.com/prmX4PexWs
Nicolas Hulot, le revers de la veste
L'été dernier, Nicolas Hulot présentait son Plan climat, dans lequel il souhaitait interdire les importations de produits forestiers responsables de la déforestation : bingo, ça tombe en plein dans l'huile de palme.
Les Sénateurs expriment donc "leur grand étonnement" face à ce revirement, avant d'expliciter. "Nous vivons ce feu vert (...) comme un renoncement vis-à-vis de nos impératifs écologiques, et une contradiction avec un modèle agricole duquel est exigé proximité, qualité, et durabilité."
J - 14 avant le Sénat
Alors que le texte de loi va entrer en séance publique au Sénat le 26 juin, cette petite armée parlementaire espère faire (re)pencher la balande du côté d'une interdiction.
Un projet qui semble mis à mal par les récentes déclarations du ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, qui a affirmé que le gouvernement "ne reviendra[it] pas" sur ce point.