Hébergement d'urgence : où est déployé le plan "grand froid" en Centre-Val de Loire ?

Au vu de la chute des températures partout en France, les préfectures ont la possibilité d'activer le plan "grand froid". Dans la région Centre-Val de Loire, le Loiret, le Loir-et-Cher, l'Eure-et-Loir et l'Indre sont concernés. D'autres départements pourraient suivre.

Fini les températures douces connues ces dernières semaines et place aux températures glaciales. Ce lundi, le ministre délégué au logement, Patrice Vergriete, a annoncé que 120 millions d'euros supplémentaires seraient engagés pour "renforcer le système d'hébergement d'urgence". Une nouvelle enveloppe correspondant à 10 000 places supplémentaires s'ajoutant au 203 000 places d'hébergement d'urgence déjà disponibles. Face aux faibles températures, les préfectures ont alors la possibilité de déclencher le plan "grand froid", notamment pour protéger les personnes sans logement fixe. 

Le dispositif peut être mis en place entre le 1ᵉʳ novembre et le 31 mars. Le premier niveau est déclenché si, le jour, les températures sont positives, puisqu'elles descendent entre -5°C et -10°C la nuit. Le second peut être décrété si des températures négatives sont observées le jour et qu'elles descendent entre -10°C et -18°C la nuit. Enfin, le troisième niveau est caractérisé par des températures négatives le jour et en dessous des -18°C la nuit.  

Pour chacun de ses paliers, une série de mesures est mise en place comme l'ouverture de places supplémentaires dans des structures d'hébergement d'urgence, le renforcement des effectifs du 115 ou encore l'intensification des maraudes. 

Quatre départements concernés en Centre-Val de Loire

En France, seul le premier niveau du plan a été déclenché. En région Centre-Val de Loire, les départements du Loiret, du Loir-et-Cher, de l'Eure-et-Loir et de l'Indre sont pour le moment concernés. Les autres pourraient suivre, Météo France indique que l'Indre et le Cher sont en vigilance neige et verglas. 

Bien que l'Indre-et-Loire ne soit pas encore officiellement en plan "grand froid", la préfecture, sur avis du maire de Tours, a décidé de réquisitionner le gymnase des Fontaines pour accueillir des personnes relevant "de l'hébergement d'urgence, qui n'ont pas de lieux pour dormir ce soir, ou alors des lieux inappropriés, type squats ou halls d'immeubles", explique Marie Quiton, déléguée au logement, à la politique et à la lutte contre l'exclusion à la ville de Tours. 

Dans l'immédiat, seul ce gymnase est concerné, mais d'autres établissements pourraient rejoindre la liste. "D'autres lieux sont possiblement mobilisables sur lesquels on est en train de travailler avec l'État", précise Marie Quiton. 

Les personnes accueillies peuvent rester jour et nuit 

Pour l'heure, le gymnase est mis à disposition jusqu'au lundi 15 janvier, soit une semaine. Une durée adaptable en fonction des températures. Sur place, les associations Entraide & Solidarité et la Croix Rouge sont à pied d'œuvre pour préparer le gymnase avec l'apport de matériels comme des chaises ou des lits ainsi que la mise en chauffage du bâtiment. L'accueil des personnes s'effectuera à partir de 17h, ce 8 janvier 2024. Selon un communiqué de la préfecture d'Indre-et-Loire, 30 places seront disponibles. 

Ce lundi, le ministre délégué au logement, Patrice Vergriete a annoncé que 120 millions d'euros supplémentaires seraient engagés pour "renforcer le système d'hébergement d'urgence". Une nouvelle enveloppe correspondant à 10 000 places supplémentaires s'ajoutant au 203 000 places d'hébergement d'urgence déjà disponibles. 

Face à cet épisode de froid, il est notamment conseillé de vous habiller chaudement avec plusieurs couches de vêtements, d'éviter les sorties le soir et la nuit et de ne pas boire d'alcool. Par ailleurs, les chauffages d'appoint ne doivent pas fonctionner en continu.