Indre-et-Loire : les salariés du sous-traitant pharmaceutique Fareva débraient pour exiger de meilleurs salaires

Pour la seconde fois en deux mois, les salariés du groupe Fareva sur le site de Pocé-sur-Cisse, près d'Amboise, ont débrayé pour exiger de meilleures conditions de rémunération. A cause de la crise du covid, les salariés de ce sous-traitant dans la fabrication de vaccins sont sous pression.

Une usine pharmaceutique, comme celles qui produisent les vaccins contre le covid-19. Photo d'illustration
Une usine pharmaceutique, comme celles qui produisent les vaccins contre le covid-19. Photo d'illustration © Klaus-Dietmar Gabbert / Maxppp

A l'initiative de la CGT et de FO, les salariés de Fareva à Pocé-sur-Cisse, près d'Amboise, se sont rassembés ce 3 juin pour exiger de meilleures conditions de travail. C'est la deuxième fois ce printemps que les employés de cette usine pharmaceutique lèvent le pied pour protester contre le refus du groupe Fareva d'augmenter leurs salaires. En outre, d'autres mobilisations ont eu lieu sur d'autres sites du groupe, notamment à Val-de-Reuil dans l'Eure, à Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne et à Idron dans les Pyrénées-Atlantiques.

Une année tendue pour les salariés

Le site d'Amboise a connu une année 2020 tendue à cause de la crise du covid-19. Basé au Luxembourg, Fareva fait néanmoins partie des leaders mondiaux de la sous-traitance pharmaceutique, et participe de près à la fabrication et au conditionnement du vaccin allemand Curevac contre le covid-19. Selon FO, "une organisation du travail doit être mise en place sur le site de Fareva Amboise" pour assurer la production 24 heures sur 24, "week-end compris" d'un diluant entrant dans la composition de ce vaccin. Pour les syndicats, ce durcissement des conditions de travail déjà éprouvantes devrait s'accompagner d'une hausse des salaires pour les 500 employés à hauteur de 50 euros brut par mois, ce que refuse la direction pour le moment.

"Nos revendictions sont plus que raisonnables" insiste FO dans un communiqué, cette demande d'augmentation représentant selon le syndicat "une enveloppe de moins de 300 000 euros hors cotisations sociales". Une somme importante, mais "bien ridicule en comparaison des chiffres du site d’Amboise et du groupe Fareva, avec une évolution de son chiffre d’affaires sur les 10 dernières années passant de 800 millions d'euros (2010) à 1,8 milliards (en 2019)".

 

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