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Homme tué par un gendarme à Chinon : l'autopsie prévue dans la journée

Image d'illustration / © WOSTOK PRESS/MAXPPP
Image d'illustration / © WOSTOK PRESS/MAXPPP

L'homme est mort dans la nuit de vendredi à samedi à Chinon (Indre-et-Loire). Le gendarme mis en cause avait ouvert le feu après avoir été menacé avec une arme factice.

Par ML

Un homme, âgé de 48 ans, a été tué par un gendarme à Chinon (Indre-et-Loire) dans la nuit de vendredi à samedi dernier. L'autopsie de la victime doit avoir lieu ce lundi après-midi à l'institut médico-légal de Tours. Elle doit permettre de confirmer les premiers éléments de l'enquête, sur lesquels le procureur de la République, Jean-Luc Beck, est revenu à la mi-journée au cours d'une conférence de presse. 
 

Aux alentours d'une heure du matin, un voisin a appelé les forces de l'ordre, se plaignant du bruit causé par l'homme. Ce dernier était connu des services de polices, son casier judiciaire comportant une dizaine de condamnations. Lorsque les gendarmes arrivent sur place, les propos "décousus" qui leur tient porte à croire qu'il était "manifestement sous l’emprise de l’alcool et vraisemblablement sous l’emprise de la drogue", souligne Jean-Luc Beck. L'audition des proches de la victime fait état de problèmes personnels que qu'elle rencontrait ces derniers temps.

Au cours de la conversation, "le gendarme qui est resté sur le pas de la porte voit l'individu reculer de deux-trois mètres, détaille le procureur de la République, se pencher sur son canapé et il revient avec quelque chose dans le dos. Là, il exhibe une arme." Celle-ci, qui ressemble à un "pistolet automatique type Beretta", s'avérera factice. Après sommation, le gendarme tire un premier coup, sans toucher sa cible, puis un second qui, lui, fera mouche.
 

Ces premiers éléments tendent à croire qu'il aurait agi dans des circonstances de légitime défense. « Le gendarme est en présence de quelqu'un qui manipule une arme et arme braquée, souligne Jean-Luc Beck. Il est difficile d’imaginer qu’il pourrait faire autrement, surtout qu’il ne pouvait pas reculer. » Le gendarme mis en cause a été placé en garde à vue pendant quinze heures. L'enquête ouverte par le parquet été confiée à l'Inspection générale de la Police Nationale (IGPN) et à la section de recherches de la gendarmerie d'Orléans.
 

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