Plusieurs lettres de menaces de mort envoyées d'Indre-et-Loire au journal satirique Siné Mensuel

Le journal satirique Siné Mensuel a indiqué à l'AFP avoir porté plainte ce vendredi 29 mai, après avoir reçu cinq lettres de menaces de mort postées en Indre-et-Loire. Les courriers étaient signés du nom d'une organisation étudiante française d'extrême droite dissoute, le GUD.
Photo d'illustration. Distribution du journal Siné Mensuel lors du défilé du 1er mai 2012.
Photo d'illustration. Distribution du journal Siné Mensuel lors du défilé du 1er mai 2012. © JB Le Quere/MAXPPP

Après Charlie, Siné.

C'est l'une des menaces écrites dans les cinq lettres postées en Indre-et-Loire, et adressées au siège parisien des éditions de Siné Mensuel. Le "Charlie" fait bien entendu référence à l'attentat terroriste perpétré contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 qui a fait 12 morts.
 
Signées du GUD, un syndicat étudiant d'extrême-droite aujourd'hui dissout, et qui a laissé place à un autre groupe, elles visaient certains des collaborateurs du journal satirique. 

Le journal a indiqué ce vendredi 29 mai avoir déposé plainte après avoir reçu ces lettres mardi.
 

"On passe à un cran supérieur"

"Qu'ils nous insultent, on a l'habitude. Qu'on nous menace de mort, c'est plus compliqué. Mais, quand ils cautionnent l'attentat contre Charlie Hebdo, on passe à un cran supérieur", a indiqué à l'AFP Catherine Weil Sinet, la directrice du journal.

Ce n'est pas la première fois que le journal est pris à partie. Baptisé avant Siné-Hebdo, il avait déjà reçu des menaces et avait été cambriolé en 2008.
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