Manifestations : à Joué-lès-Tours, des permanences LREM dégradées et le secrétaire de la CGT agressé

Les inscriptions laissées dans le local de Fabienne Colboc. / © Fabienne Colboc
Les inscriptions laissées dans le local de Fabienne Colboc. / © Fabienne Colboc

Selon la députée de l'Indre-et-Loire Fabienne, des manifestants contre la réforme des retraites ont pénétré dans sa permanence et y ont tagué des messages de menace. 

Par Thomas Hermans

"Crève bourgeois", accompagné du symbole anarchiste. La permanence de la députée LREM Fabienne Colboc à Joué-lès-Tours a été taguée ce jeudi matin, en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites. Sur son compte Twitter, la parlementaire a relayé trois photos de l'incident, qui mettent en avant deux autres tags : "Colboc, tu débloques" et "Brûle bourgeois".

Des mots que Fabienne Colboc prend très au sérieux, dénonçant sur Twitter "une violence et une tentative d'intimidation intolérables". La députée rapporte également que les individus, "certains d'entre eux cagoulés", s'en sont "pris à mon collaborateur".
 

Le secrétaire départemental de la CGT agressé


Dans le même temps, entre 1 000 et 1 500 personnes manifestaient dans les rues de la ville en opposition à la réforme des retraites du gouvernement. Selon France Bleu, la permanence de la candidate LREM à Joué-lès-Tours Laurence Hervé a aussi subi des dégradations, bien que mineures, après que des manifestants ont tenté de forcer l'entrée sans y parvenir.
C'est au passage du cortège de la manifestation devant cette même permanence que le secrétaire général de la CGT de l'Indre-et-Loire Stéphane Déplobin "a subi une agression physique et verbale de la part d'un militant de l'équipe de la candidate", d'après un communiqué de l'union départementale CGT.

"Un coup a été porté au visage et des insultes homophobes ont été déversées", complète le texte, qui accuse l'agresseur d'avoir "assumé ouvertement être raciste".

Note au lecteur

Ne parvenant pas à joindre la députée, nous ne sommes pas en mesure pour le moment de préciser les faits, notamment l'agression présumée envers le collaborateur. 

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