Tours : invité des Assises du Journalisme, Nicolas Hulot quitte le débat sous la pression de féministes

Tête d'affiche d'une soirée consacrée aux responsabilités journalistiques face à l'urgence climatique et sanitaire, Nicolas Hulot a été interrompu par une manifestation féministe, des militants venus rappeler les accusations de viol à son encontre en 2008, pour des faits remontant à 1997

Dans la journée du mercredi 29 septembre, déjà, la revue La Déferlante annulait sa venue aux Assises du journalisme de Tours, pour dénoncer la venue, le soir même, de Nicolas Hulot, accusé en 2008 d'un viol commis en 1997.

L'ancien ministre de la Transition écologique et actuel président d'honneur de la fondation Nicolas Hulot s'apprêtait à prendre la parole mercredi soir quand des militantes et militants féministes sont intervenus en brandissant des pancartes et en criant des slogans pour rappeler ces accusations.

Nicolas Hulot a, dans un premier temps, essayé de répondre aux manifestants :

"Je n'ai aucun problème pour discuter avec vous, a-t-il notamment déclaré. Mais est-ce que, à aucun moment, vous avez mentionné que cette affaire a été jugée, classée, pas simplement par prescription, mais parce que en aucun cas, après enquête, les faits ont été établis ?"

En 2008, effectivement, le procureur de Morlaix avait considéré que les faits étaient à la fois prescrits et non établis. Devant les gendarmes, Hulot avait reconnu la relation sexuelle avec une jeune photojournaliste de l'agence Sipa, dans sa maison en Corse. Mais il avait assuré que la jeune femme était consentante.

Cette affaire a été récemment remise sur le devant de la scène par le chroniqueur politique Jean-Michel Aphatie, dans son livre "Les amateurs".

Mecredi soir, les militants féministes ont finalement été évacués de la salle Thélème par les vigiles. Sans renoncer à continuer de manifester devant la faculté des Tanneurs. Nicolas Hulot a finalement jeté l'éponge et quitté la soirée.

 

 

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