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Inondations : une année à moustiques [MAJ]

Après les crues et les intempéries qui ont touchées notre région au début du mois de juin, on guette la prolifération de moustiques. La région a d'ailleurs été placée en vigilance orange. Actuellement, les températures ont baissé, mais il faut s'attendre à un été piquant
© MAXPPP

Une année à moustiques

Les inondations et les intempéries du mois de juin sont passées, mais les nerfs des sinistrés vont encore être mis à rude épreuve... A cause de nos amis les moustiques ! Même si actuellement, ces petits insectes agaçants et piquants nous laissent un peu tranquille, grâce à une baisse des températures, le processus d'évolution des œufs et des larves est certes ralenti, mais on s'attend prochainement à une invasion.
Les proliférations sont dues dans la majorité des cas aux pluies abondantes et aux inondations constatées ces dernières semaines, qui ont généré de nombreuses eaux stagnantes où ont pu s'installer les moustiques. La vigilance est donc de mise. La région a d'ailleurs été placée en vigilance orange. Certaines communes tentent d'enrailler le phénomène, comme à Blois où l'on tente de pomper le maximum d'eau pour éviter une trop forte prolifération. 
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A Blois, on lutte contre les moustiques

 

La baisse des températures ralentit le cycle

La larve vit dix jours dans l'eau. Dès lors qu'elle a mué en nymphe, elle peut donner naissance quatre jours plus tard à un moustique. Si c’est une femelle, elle piquera très rapidement afin de se reproduire. Une vie de moustique dure environ six semaines pendant lesquelles une femelle pique trois à quatre fois. Ce sang lui permet de pondre à chaque fois une centaine d'œufs.

Au 1er juillet, la région Centre-Val de Loire est en vigilance orange aux moustiques
Au 1er juillet, la région Centre-Val de Loire est en vigilance orange aux moustiques


S'ajoute à cela la chasse aux moustiques tigres, responsables de la transmission de la dengue et du chikungugna. D'après vigilance moustique, la saison des moustiques a commencé dans 72 départements.

Comment se protéger des moustiques ?

Pour se protéger des moustiques, la première des mesures à prendre est d’être vigilant sur tout ce qui peut servir de « gite larvaire ». On trouve des larves dans toutes les collections d’eau où peuvent pondre les moustiques : marécages, creux d’arbres, vieux pneus… Les eaux doivent être calmes (ce qui exclut la mer, les lacs aux eaux trop agitées, les rivières aux eaux trop vives,…), et les larves doivent pouvoir s’y nourrir (planctons…)

Mais un sol humide peut suffire, immergé plus de 3 semaines à la bonne saison, soit par une pluie abondante (10 mm/m2), soit par un phénomène accidentelle (inondation, travaux).

Plus ponctuel encore, en particulier en milieu urbain, mais tout aussi accueillant pour les « culidicaes » (nom scientifique du moustique) :Bref, la pluie se trouve être le meilleur générateur de ces « gîtes larvaires », véritables nids à moustiques qui permettent la prolifération de ces derniers par milliers. 

Quelques conseils pour minimiser la prolifération 

La vigilance consiste aussi à signaler des cas suspects ou dangereux :

Les principaux conseils prodigués par l’Organisation Mondiale de la Santé

Le géranium, un répulsif naturel
Le géranium, un répulsif naturel © Maxppp/Ch.Watier

L’OMS recommande l’usage des répulsifs, mais lesquels ?

Des solutions « anti-moustiques » plus ou moins efficaces sont proposées sur le marché. On sait qu’il en existe des inefficaces ou des partiellement efficaces. L’OMS recommande des répulsifs cutanés, principalement ceux qui renferment du DEET, de l’IR3535 ou de l’Icaridine.
Concernant le DEET cependant, une étude publiée en février 2013 démontre que les moustiques Aedes aegypti s’habituent au bout de quelques heures à l’odeur du DEET, lequel perdrait donc son effet répulsif (Pour en savoir plus, cliquez ici).

 ►www.vigilance-moustiques.com
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