Le moustique tigre est désormais installé dans 4 départements de la région Centre-Val de Loire 

Après l’Indre, le Cher et l’Indre-et-Loire, le moustique tigre est désormais implanté dans le Loiret, d’après l’agence régionale de santé qui tient à rappeler les bons gestes pour s’en protéger et limiter sa prolifération.
Un moustique tigre
Un moustique tigre © WikiImages / Pixabay

Ah l’été, le soleil, les vacances… et les moustiques tigres ! Cette année, les premières pontes de cet insecte ont été observées en Centre-Val de Loire le 22 juin, dans l’agglomération de Châteauroux. Un signalement géographique peu étonnant puisqu'il est arrivé pour la première fois dans notre région en 2017 dans l’Indre.

Il a ensuite étendu sa zone de prolifération au Cher en 2019, à l’Indre-et-Loire en 2020, et il est désormais présent dans le Loiret depuis cette année, rapporte l’agence régionale de santé (ARS).  Cette dernière assure désormais la surveillance et la lutte contre les maladies transmises par les moustiques tigres depuis 2020.

Fièvre, courbatures, douleurs

Il s’agit en effet d’une "espèce invasive", capable de transmettre des virus tropicaux "comme la dengue, le chikungunya ou encore le zika. Il doit pour cela piquer une personne infectée lors d’un voyage dans une zone où la maladie circule activement".

Il est d’ailleurs conseillé de consulter un médecin en cas de fièvre brutale, de courbatures ou de douleurs aux articulations. 

Dans une moindre mesure, ses piqûres provoquent des démangeaisons et un gonflement local de la peau plus douloureux que celles des moustiques “classiques”.

Vider l'eau de tout récipient 

À moyen terme, la colonisation du reste du territoire apparaît inéluctable, reconnaît l’ARS. Mais il est possible de la ralentir et de limiter la présence du moustique grâce à quelques gestes simples.

Premier réflexe : vider tout récipient pouvant avoir de l’eau stagnante, même un simple bouchon. C’est en effet dans cet environnement que le moustique tigre pourra se reproduire.

Si les récipients ne peuvent pas être vidés, il est recommandé par exemple d’installer des moustiquaires sur les cuves d’eau de pluie, du sable dans les coupelles de fleurs, etc.

Les signaler

Deuxième conseil : les signaler pour mieux les surveiller et compléter les actions mises en place Si vous pensez en avoir repéré un, vous pouvez indiquer sa présence sur le site national dédiée de l'ANSES. Les résultats de la surveillance de l’année 2020 sont accessibles sur le site internet de l’ARS.

D’après l’ARS, le moustique devrait désormais rester actif jusqu’au mois de novembre, seuls ses œufs résisteront ensuite à l’hiver. Contrairement au moustique classique, il pique le jour, et parfois même à travers les tissus. 

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