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Lobbies et pesticides, les thèmes de la série “Jeux d'influence”, subventionnée par la Région Centre-Val de Loire

Des extraits de la série "Jeux d'influence" sur Arte. / © What's up
Des extraits de la série "Jeux d'influence" sur Arte. / © What's up

Pour la quatrième fois, Ciclic, l'Agence régionale du centre pour le livre, l'image et la culture numérique soutient un projet du réalisateur oscarisé Jean-Xavier de Lestrade. Cette fois, le Ciclic a subventionné, avec succès, la série Jeux d'influence, sur Arte depuis début juin. 

Par Victor Lengronne

Un tracteur rouge parcourt les plaines du Centre de la France. Au volant, un conducteur qui, quelques minutes plus tard, s’écroule et tombe dans le coma. C’est ainsi que commence la série Jeux d’influence, diffusée sur Arte depuis début juin et tournée en partie dans la région Centre - Val de Loire (Touraine, Eure-et-Loir...).

Dans le générique figurent le producteur, What’s Up Films, les coproducteurs, Arte, Pictanovo, Stenola Productions… Et une mention : "Avec le soutien de Ciclic - Région Centre - Val de Loire".
 

L’Agence régionale du centre pour le livre, l’image et la culture numérique a subventionné à hauteur de 180 000 euros la série en six volets de Jean-Xavier de Lestrade. Un réalisateur que l’organisme, situé à Orléans, a déjà soutenu avec La disparition (2012), 3 fois Manon (2014) et Manon 20 ans (2017). 

De belles retombées économiques dans la région

"Le projet répondait à nos deux motivations : un projet esthétique fort et une structuration qui met en avant la région, détaille Pierre Dallois, responsable de la création à Ciclic. Jeux d’influence, en plus d’être d’une grande qualité, peut provoquer des retombées économiques sur le territoire et contribuer au rayonnement de la région, avec l’embauche de techniciens et de comédiens régionaux sur la production du film." C'est ce qu'il s'est produit : les retombées économiques de la série dans la région sont estimées à 510 000 euros, trois fois plus que le montant de la subvention.


Jean-Xavier de Lestrade, lauréat de l’Oscar du meilleur film documentaire en 2002 avec Un coupable idéal, s’attaque aux lobbies et au glyphosate, même si ce dernier n’est pas nommé, ce qui en fait une série "engagée et politique" selon Pierre Dallois. 

Alors, pourquoi le Ciclic, qui dépend de la région Centre - Val de Loire et est, de fait, un organisme de service public, s’est-il investi dans un projet aussi politique de dénonciation du glyphosate alors que la région fait partie des plus utilisatrices ? "On n’intervient pas du tout là-dessus, explique le responsable création de l'organisme régional. Ce n’est pas la portée politique qui motive le financement. Lors de l’avant première à Tours, en juin, c’était purement culturel."

Devoir de réserve

Avant de préciser : "Bien-sûr, il y a certaines idéologiques qu’on ne pourra pas défendre. Mais sur des questions politiques, nous n’avons pas de jugement, on a un devoir de réserve. Il y a une commission de professionnels du métier qui statue sur un possible financement : voir si le scénario est bien construit, si le projet répond à nos valeurs. Les projets de Jean-Xavier de Lestrade sont un grand gage de garantie sur le plan esthétique."

La série Jeux d’Influence (6 épisodes de plus d’une heure) est disponible sur le site Internet d’Arte jusqu’au 26 juillet.
 

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