Loi bioéthique et sa mesure phare, la PMA pour toutes : qu’ont voté vos députés en Centre-Val de Loire ?

Le Parlement a adopté définitivement mardi 29 juin le projet de loi bioéthique, contenant notamment l'ouverture à la procréation médicalement assistée. En Centre-Val de Loire, la plupart des élus LREM se sont prononcés en sa faveur, contrairement aux députés Républicains.
Des militants LGBT se rassemblent place de la République pour protester contre la tenue d'une manifestation de La Manif Pour Tous et pour soutenir l'ouverture de la PMA a toutes les femmes contenu dans le texte Bioéthique.
Des militants LGBT se rassemblent place de la République pour protester contre la tenue d'une manifestation de La Manif Pour Tous et pour soutenir l'ouverture de la PMA a toutes les femmes contenu dans le texte Bioéthique. © Christophe Petit Tesson

La fin d’un long feuilleton législatif. Après deux ans de travaux et de navette parlementaire, le Parlement a adopté ce mardi 29 juin le projet de loi bioéthique, l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron.  Si 209 des 270 membres du groupe en Marche ont voté en faveur de ce texte, il fait davantage débat au sein du groupe des Républicains, où 77 des 105 membres ont voté contre.

C’est la quatrième (et dernière) fois que le texte est voté par l’Assemblée, après une première lecture en octobre 2019, une seconde après modification du Sénat en août 2020 et une troisième après une autre modification par le Sénat et la formation d’une commission mixte paritaire pour proposer un dernier texte commun entre les deux assemblées début juin.

Accès aux origines

Le texte prévoit que les enfants nés d’un don, après une date fixée par décret, puissent accéder à leur majorité à des “données non identifiantes” du donneur (âge, caractéristiques physiques, etc.) et même, s’ils le souhaitent, à son identité. De fait, un donneur de gamètes devra obligatoirement accepter que son identité puisse être un jour révélée à l’enfant né du don, si ce dernier le souhaite. En ce qui concerne le don, il restera anonyme : on ne pourra toujours pas choisir son donneur et le donneur ne pourra pas choisir à qui il donne. 

En Centre-Val de Loire, le texte divise, aussi bien parmi les parlementaires qu’au sein des associations LGBT+, dont certaines estiment qu’elle est trop stigmatisante, excluant certaines personnes transgenres et refusant d’interdire les mutilations sur les enfants intersexes.

Ils ont voté pour :

Ils ont voté contre : 

Elle s'est abstenue : 

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