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Le lacrosse : la discipline la plus populaire des compétitions universitaires à Saint-Denis-en-Val (45)

Joueur de lacrosse / © Rob Foldy/Getty Images North America / AFP
Joueur de lacrosse / © Rob Foldy/Getty Images North America / AFP

Le lacrosse, vous connaissez ? Il ne serait pas surprenant que non, tant ce sport inventé par les Indiens d’Amérique a du mal à s’exporter de notre côté de l’Atlantique. Pourtant, Philip Grégoire a créé, à Saint-Denis-en-Val, le tout premier club en région Centre-Val de Loire. 

Par Julien Garrel /A.Lps

Entretien avec Philip Grégoire, pionnier orléanais dans le lacrosse, qui, à bientôt 39 ans, vise aussi une sélection en équipe de France.
 

Tout d’abord Philip, pourriez-vous nous présenter rapidement votre discipline ?
 
« Le lacrosse est un sport d’origine amérindienne proche du hockey qui fait s’affronter deux équipes de dix joueurs, chacune étant composée d’un gardien, de trois, défenseurs, de trois milieux et de trois attaquants.
L’objectif est simple : placer la balle dans le but adverse. Pour ce faire, les joueurs disposent d’une crosse un peu particulière, qui peut en fait s’apparenter à une sorte de filet à papillon : le manche se termine par une tête triangulaire où est accroché un filet permettant de capter la balle. Si les joueurs de lacrosse ne disposent pas de patins, ils sont équipés comme des hockeyeurs sur la partie haute du corps, avec casque, gants et épaulettes. Il s’agit en effet d’un sport de contact : pour déséquilibrer l’adversaire et reprendre la possession de la balle, les charges sont autorisées, de même que les coups de crosse contre crosse. Ce sport se pratique généralement en plein air, sur un terrain en gazon, mais peut aussi se pratiquer en salle, sur une patinoire où la glace a été retirée. Dans le premier cas, on parle de field lacrosse, dans le second, de box lacrosse ».
 
Ce sport est très populaire au Canada et aux Etats-Unis, mais presque inconnu en France. Qu’est-ce qui vous a poussé à créer un club et comment vous y êtes-vous pris ?
 
« J’ai fait du hockey sur glace à Orléans étant plus jeune, j’étais donc familier des sports de crosse. Pour la petite histoire, j’ai eu le déclic pour le lacrosse en regardant American Pie : dans le premier film, il y a une scène où l’on voit des étudiants pratiquer ce sport. Ça m’a tout de suite plu, et ça m’a donné envie de monter une équipe ».
J’ai commencé à jouer avec un collègue, on a distribué des tracts à Orléans, près des universités notamment, on a fait des démonstrations au Donjon d’Olivet, à l’île Charlemagne, et le bouche à oreille a fait le reste. En septembre dernier, le Club des Dragons de Saint-Denis-en-Val était créé. Au départ, nous n’étions peut-être que cinq. Aujourd’hui, nous sommes douze.
 
Suffisant pour pouvoir jouer en compétition ?
 
« Malheureusement non. Même s’il n’y a que dix joueurs sur le terrain, il faut aussi beaucoup de remplaçants car, comme au hockey, le rythme est intense et les changements fréquents. Pour vous donner une idée, en match officiel, on peut monter jusqu’à 23 joueurs sur la feuille de match. À douze, on peut s’entraîner, mais impossible de tenir une rencontre. On s’est donc associé avec le club de Lyon, qui était aussi en manque de joueurs, pour disputer le championnat de France. En plus de notre regroupement, seules trois autres équipes prennent part, pour l’heure, à la compétition : Paris, Valenciennes et Lille. Mais je sais que d’autres sont en train de se créer, à Marseille, Bordeaux et Nevers notamment ».
 
Alors que l’équipe n’existe que depuis un an, quel bilan tirez-vous de ces premiers mois et quels sont vos objectifs pour la suite ?
 
« Je suis satisfait du chemin parcouru jusqu’à présent. Le club existe, et capte régulièrement de nouveaux adhérents, passionnés ou curieux de découvrir ce sport. Cette année, on a même réussi à faire venir le championnat de France de Lacrosse sur Orléans. À terme, l’objectif est bien sûr d’avoir une équipe adulte complète, et pourquoi pas de monter une équipe féminine (Les filles bénéficient de règles adaptées. Les contacts sont par exemple interdits).
Mais plus largement de continuer à faire connaître ce sport, notamment auprès des jeunes, et de permettre à la discipline de se développer. J’ai également quelques objectifs à titre plus personnel, puisque j’ai participé, le week-end du 27 juin, à un rassemblement de sélection en équipe de France de lacrosse, en vue des championnats d’Europe 2016 en Hongrie. Romain Pesty, un autre joueur orléanais, a également pris part aux sélections. Ce serait génial si l’on était tous les deux sélectionnés pour la Hongrie. On verra bien… ».
 

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