Ce que l'on sait du double meurtre dans l'Est du Loiret

22 octobre 2019. Nicolas Bessone, procureur de la République d'Orléans lors d'une conférence de presse confirme que les deux meurtres de l'Est du Loiret sont liés. / © Fabienne Marcel - F3CVDL
22 octobre 2019. Nicolas Bessone, procureur de la République d'Orléans lors d'une conférence de presse confirme que les deux meurtres de l'Est du Loiret sont liés. / © Fabienne Marcel - F3CVDL

Mardi 22 octobre le procureur de la République a tenu une conférence de presse pour faire le point sur le double meurtre qui a eu lieu lundi 21 octobre à Pannes et à Chalette-sur Loing, dans le Loiret. Celui de l'infirmière libérale, Karine Foucher, et de son patient Jacques Samson, un retraité. 

Par Fabienne Marcel

Karine Foucher était infirmière libérale à Chalette-sur-Loing dans le Loiret. Elle était par ailleurs présidente départementale du Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (SNII). Tous les matins, dès 6 heures, elle effectuait la tournée de ses patients.

Ce lundi 21 octobre, elle se rend chez Jacques Samson, 84 ans, pour lui faire ses soins. A 7h15, le corps de l'infirmière est retrouvé dans un champs à quelques kilomètres de là, par des automobilistes. La femme de 42 ans est recouverte de sang. Elle a été lardée de plusieurs coups de couteau au thorax, au visage et au cou. Les pompiers, arrivés sur place rapidement, n'ont rien pu faire pour la sauver.
Pannes (dans le Loiret), non loin du lieu où le corps de l'infirmière a été retrouvé / © F3CVFL
Pannes (dans le Loiret), non loin du lieu où le corps de l'infirmière a été retrouvé / © F3CVFL
Les gendarmes de Montargis sont alertés. Ils découvrent le cadavre de Karine Foucher, les mains liés par un câble téléphonique. Sa voiture a disparu. Elle semble avoir été abandonnée sur ce bord de route départementale à Pannes. L'enquête sur ce meurtre particulièrement violent démarre. Elle est suivie par la section de recherche d'Orléans. Un peu plus tard dans la journée, la voiture de l'infirmière va être retrouvée, non loin du cadavre de sa propriétaire.
Les enquêteurs vont relever des traces de sang dans le véhicule. Une autopsie va être menée, elle va confimer l'origine de la mort de Karine Foucher par arme blanche. 
Dans le Montargois, c'est la stupeur. Une cellule psychologique est créée pour les collègues de Karine. 
 

Un autre meurtre en lien avec celui de l'infirmière découvert 

Toujours dans la journée de lundi, les gendarmes de Montargis vont être alertés pour la disparition inquiétante d'un habitant de Châlette-sur-Loing. Il s'agit de Jacques Samson, 84 ans. Ses voisins s'inquiètent de ne pas le voir de la journée. Les militaires se rendent à son domicile. Là, ils vont retrouver le vieil homme sur son lit, dans une position peu habituelle. Son corps est allongé parallèle à la tête de lit. Il était caché par des couvertures. Et détail macabre, l'homme a été amputé des deux mains. Les enquêteurs n'ont, pour l'heure, pas retrouvé les mains de Jacques Samson. Le visage de la victime est tuméfié et comporte plusieurs hématomes. 

L'autopsie menée dès lundi, révèle que l'octogénaire est mort de plusieurs coups de poing qui lui ont été assénés à la tête, au visage et au cou. Ses mains ont été amputées post-mortem. Jacques Samson a été tué le lundi matin. Dans la maison, c'est le désordre. Les enquêteurs ont constaté des traces de fouilles, mais aucun objet n'a été volé. 

Les enquêteurs vont faire le lien entre le meurtre de Karine Foucher et celui de Jacques Samson car ce dernier faisait partie de la patientèle de l'infirmière. Lors des investigations, les enquêteurs vont retrouver des objets appartenant à Karine Foucher. Il s'agit d'un chouchou et une broche à cheveux cassée. Ces éléments permettent aux enquêteurs de savoir que l'infirmière est bien passée le matin même par le domicile de monsieur Samson.

Selon un premier scénario vraisemblable, l'infirmière serait passée effectuer les soins de Jacques Samson à son domicile comme à son habitude. Elle n'aurait pas été tuée sur place mais un peu plus tard dans le champ où elle a été retrouvée, ou alors dans sa voiture, un 4x4 Tiguan.  L'examen des différentes traces de sang retrouvées dans le véhicule est en cours d'analyse.

Le mobile de ce double meurtre n'a pour l'heure pas été établi. "Toutes les hypothèses sont possible et aucune n'est privilégiée à ce stade" a affirmé Nicolas Bessone, le procureur de la République. 
L'enquête de la section de recherche d'Orléans se poursuit. Des analyses complétentaires doivent aussi permettre de déterminer l'heure exact de la mort de Jacques Samson.
 





















 

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