Loiret : un deuxième cadavre retrouvé près de l'infirmière poignardée à mort à Pannes

Pannes (dans le Loiret), non loin du lieu où le corps de l'infirmière a été retrouvé / © France 3 Centre-Val de Loire
Pannes (dans le Loiret), non loin du lieu où le corps de l'infirmière a été retrouvé / © France 3 Centre-Val de Loire

Le cadavre d'un octogénaire a été retrouvé les mains amputées à Chalette-sur-Loing à 2 km du cadavre de l'infirmière libérale. Les deux meurtres sont liés a expliqué le procureur de la République lors d'une conférence de presse. 

Par Fabienne Marcel

Ce lundi 21 octobre, à 7h15, en bordure d'un champ à Pannes dans le Loiret, des passants ont découvert le cadavre de Karine Foucher, 42 ans. L'infirmière libérale a été lardée de plusieurs coups de couteau au thorax, au cou et au visage. Elle a été retrouvée les mains attachées par un câble téléphonique. L'autopsie menée ce mardi a confirmé l'origine de sa mort par arme blanche. Originaire de Ferrières-en-Gâtinais,  Karine Foucher effectuait sa tournée habituelle qu'elle commençait à 6h le matin.
Son véhicule a été retrouvé avec des traces de sang à l'intérieur dans l'après-midi de lundi, non loin des lieux du drame. 

Un peu plus tard dans la journée, les gendarmes de Montargis vont être alertés de la disparition de Jacques Samson, 84 ans, un habitant de Chalette-sur-Loing. 
 
C'est sur cette route à Pannes dans le Loiret que le corps de Karine Foucher a été retrouvé. / © F3CVDL
C'est sur cette route à Pannes dans le Loiret que le corps de Karine Foucher a été retrouvé. / © F3CVDL


Le cadavre d'un octogénaire retrouvé les mains amputées à Chalette-sur-Loing

Dans la journée de lundi, les militaires de Montargis vont se saisir de la disparition inquiétante de Jacques Samson. Ils vont se rendre à son domicile, situé à environ 2 km de Pannes où Karine Foucher, l'infirmière a été retrouvée morte. Les gendarmes vont alors découvrir au domicile de l'octogénaire son cadavre disposé en travers de son lit, caché par plusieurs couvertures. L'autopsie, menée dans la journée, va démontrer qu'il est mort après avoir reçu plusieurs coups de poing à la tête.

Un élément particulier a été relevé par les enquêteurs, l'homme a été amputé des deux mains post-mortem. Pour l'heure ses deux mains n'ont pas été retrouvées, 

nous explique Nicolas Bessone, le procureur de la République.  

Les enquêteurs vont relier ce meurtre à celui de Karine Foucher car Jacques Samson faisait partie de la patientèle de l'infirmière. Il faisait partie des premiers patients à qui elle rendait visite le matin. Un chouchou et une pince à cheveux cassée appartenant à Karine Foucher ont été également retrouvés au domicile de Jacques Samson. L'enquête se poursuit pour retrouver le ou les auteurs de ce double meurtre. "Aucune hypothèse n'est écartée à ce stade de l'enquête", nous déclare Nicolas Bessone.

Le mobile du double meurtre n'est donc pour l'heure pas établi. Rien n'a été volé semble t'il au domicile de Jacques Samson. "Nous avons constaté des traces de fouilles dans la maison", nous a confié le procureur d'Orléans.

 

22 octobre 2019. Nicolas Bessone, procureur de la République d'Orléans lors d'une conférence de presse confirme que les deux meurtres de l'Est du Loiret sont liés. / © Fabienne Marcel - F3CVDL
22 octobre 2019. Nicolas Bessone, procureur de la République d'Orléans lors d'une conférence de presse confirme que les deux meurtres de l'Est du Loiret sont liés. / © Fabienne Marcel - F3CVDL


"Karine ? C'était une femme extraordinaire"

Karine Foucher, était présidente départementale du Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (SNII). Son meurtre a causé une vive émotion dans le Montargois. Une de ses patientes nous décrit une femme extraordinaire, "Je la connais depuis plus de 10 ans. Karine était vraiment quelqu'un de bien. Vous pouviez lui demander tous les services, elle était là, présente. Elle aimait tout le monde, elle aimait la vie. Je suis effondrée". 

La direction du Centre hospitalier de l'agglomération montargoise a décidé de mettre en place une cellule psychologique destinée aux infirmiers et infirmières libéraux. Le maire de Montargis, Benoit Digeon, par ailleurs président du Centre communal d'action sociale (CCAS) gérant le pôle de Service de soins infirmiers à domicile (SSIAD), a quant à lui demandé que les trente infirmières et aides-soignantes de ce service qui le souhaiteraient puissent aussi en bénéficier.

 



 

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