"On ne fait pas n’importe quoi en forêt d'Orléans" rappelle l’ONF

La forêt domaniale d'Orléans, espace public géré par l'ONF, est le lieu de nombreux signalements de mauvais comportements. Les opérations de contrôles devraient se renforcer dans les prochaines semaines.

À Ingrannes (Loiret), un agent de l'ONF verbalise le conducteur de cette voiture, qui circule sur une route forestière fermée. 135 euros d'amende.
À Ingrannes (Loiret), un agent de l'ONF verbalise le conducteur de cette voiture, qui circule sur une route forestière fermée. 135 euros d'amende. © ONF

J'encourage tout le monde à aller en forêt. C'est un milieu très agréable, mais selon certaines règles basiques, pas compliquées à respecter. On ne fait pas n'importe quoi en forêt,

Thomas Wrobel, responsable de l'unité territoriale d’Orléans pour l’Office National des Forêts.

Un dimanche d'avril, une douzaine d’agents de l’ONF et l’OFB (Office Français de la Biodiversité) a mené deux opérations de contrôles en forêt d’Orléans (Loiret). Ils ont verbalisé trois fois dont deux motos de cross à Cercottes. Ce sont des véhicules "de puissance importante et qui ne se laissent pas arrêter facilement", explique Thomas Wrobel. "L'an dernier, un motard a cherché à forcer le passage. Il a percuté un inspecteur de l'environnement qui a été arrêté pendant plus de 15 jours", raconte Jean Mendy, chef du service départemental de l’OFB Loiret.

Selon les équipes de l'ONF, les signalements de mauvais comportements se multiplient. Des voitures qui roulent sur des voies forestières fermées. Des deux roues qui circulent en parcelle. Des barbecues sauvages pendant les week-ends, surtout l’été. Des dépôts de déchets, "un fléau de plus en plus courant en forêt. […] Il y a quelques années, on avait du sac poubelle. Là, on arrive à du déversement par camion bennes", décrit Thomas Wrobel.

Protéger les espèces rares

Selon l’OFB et l’ONF, les victimes, ce sont les autres usagers – "le passage de motos à vive allure à côté de promeneurs ou de cavaliers peut être source d’accident" – et l’environnement. Quand on roule dans les parcelles, la faune et la flore peuvent être endommagées, assure Jean Mendy. "Ça va détruire les régénérations des essences forestières. Ça va perturber la faune sauvage par le bruit voire la destruction s’il y a des nids au sol. Par exemple, en forêt domaniale, on a le balbuzard pêcheur qui est une espèce protégée. Elle revient de migration. L'oiseau est en train d’installer ses nids en ce moment. Le passage des motos sous les nids pourraient perturber la reproduction de cette espèce assez rare".

Avec l’arrivée des beaux jours, les contrôles vont se multiplier. Au programme, pédagogie mais surtout sanction. "Il y a une quinzaine de jours, on a eu environ une centaine de pneus larguée de nuit depuis un véhicule sur quelques kilomètres de routes forestières. Dans ce cadre-là, la prévention ne sert plus à grand-chose", estime Thomas Wrobel. En cas de verbalisation, l’amende forfaitaire est de 135 euros. En cas d’utilisation d’un véhicule lors de l’infraction, cela peut monter jusqu’à 1 500 euros et la saisie du véhicule.

 

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