Des tableaux de Charles Péguy vendus aux enchères à Orléans

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Trois tableaux de l’écrivain et essayiste orléanais Charles Péguy ont fait l’objet d’une vente aux enchères à Orléans ce jeudi. Les toiles, que personne n’avait revues depuis les années 1960, ont suscité l’intérêt des collectionneurs.

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Le public n’est pas venu nombreux cet après-midi, une dizaine de personnes tout au plus. Un peu à l’image du modeste hôtel des ventes d’Orléans. Mais en réalité, plusieurs milliers de personnes suivent les enchères en ligne, notamment celles de  trois tableaux de l'écrivain orléanais Charles Péguy, réalisés avant 1914, date de sa mort sur le champ de la bataille de la Marne.

L'écrivain était aussi artiste peintre

Les toiles de petit et moyen format (non datées) représentent des paysages : un petit pont enjambant la Bionne, une rivière qui court dans l’Orléanais, et deux vues ligériennes. Les pièces sont rares, elles ont été exposées la dernière fois en 1966 à Orléans. « Les aquarelles nous ont été confiées par la descendance d’un peintre, proche de Charles Péguy" raconte Romain Merien, maître-priseur. "C’est exceptionnel de vendre trois pièces en même temps de cet artiste plus connu pour son œuvre littéraire, surtout sur ce thème ».

Le plus grand format représente un paysage de Loire, familier de Charles Péguy (1873-1914). L’intellectuel a grandi tout près du fleuve dans le quartier Bourgogne à Orléans. Il y restera jusqu’à l’obtention de son baccalauréat au lycée Pothier en 1891.

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Des tableaux de Charles Péguy vendus aux enchères à Orléans ©France 3 Centre-Val de Loire

 Dans la salle des ventes, le collectionneur Philippe Nivet est venu spécialement pour cette cession consacrée une fois pas par an aux artistes orléanais. « C’est la première fois en plusieurs décennies que je vois passer des pièces de Charles Péguy. Je mène des recherches universitaires sur la 1ère Guerre mondiale. Ces tableaux ont une valeur historique et patrimoniale pour les Orléanais ».

L’érudit est reparti avec le tableau du Petit pont, adjugé à quelques centaines d’euros. Qu’il envisage un jour de prêter au musée consacré à l’écrivain.

La vue ligérienne, la plus grande des toiles, a été attribuée pour 2 800 euros.