Les fleurs à l'honneur pour les fêtes de la Saint-Fiacre à Orléans dans le Loiret

"Dans l'R du temps", voilà le thème des 216e fêtes de Saint-Fiacre à Orléans (Loiret). Un évènement qui a attiré entre 10 000 et 15 000 personnes sur le week-end selon les organisateurs.

Le paradis des fleurs, au même endroit et toujours le dernier week-end d'août, est dans le quartier Saint-Marceau à Orléans (Loiret). Plein de couleurs, une montgolfière, un avion, quelques compositions florales aériennes qui ont donc attisé la curiosité de plusieurs milliers de spectateurs. Pour Davis, 50 ans résidant à Saint-Jean le Blanc et venu en famille, c'est une première : "C'est très surprenant et très joli ! On ne regrette pas du tout d'être venus".

À l’inverse, pour d'autres, la fête de la Saint-Fiacre est une habitude. Yves et Monique viennent presque tous les ans et saluent une nouvelle fois le travail des fleuristes. Ils relèvent aussi quelques changements par rapport aux éditions précédentes. "Cela fait deux ou trois ans qu'il y a des restrictions (d'eau). C'était beaucoup plus touffu en bouquets et autres il y a 10-15 ans mais ça n'empêche pas de faire du beau avec moins, c'est tout l'art des fleuristes".

Un incontournable depuis plus de 100 ans

La fête de la Saint-Fiacre est un incontournable de la fin de la saison estivale à Orléans. Une fête qui existe depuis "toujours" dans le quartier Saint-Marceau d'Orléans : "Nous avons des archives exploitables depuis 1914 avec les noms des participants. Ça fait une centaine d'années que c'est bien ancré dans le terroir orléanais", assure Jean-Marie Hemeray, ex-horticulteur et président de la corporation.

La réalisation est un truc de fou !

Jean-Marie Hemeray, président de la corporation de Saint-Fiacre.

La corporation dans laquelle une centaine de personnes, professionnelles ou non, plante toutes leurs fleurs dans deux terrains prêtés par des entreprises à Saint-Cyr-en-Val. Le travail débute à partir de fin mars dans le but d'être prêt pour la dernière semaine d'août. "On ne travaille qu'avec des fleurs fraîches. Nous en plantons environ 6 000 plants de fleurs en pleine terre. Chaque plant nous donne à peu près 10 fleurs, donc ça fait 60 000 fleurs et 1500 pots de fleurs", poursuit le président de la corporation.

Le réchauffement climatique oblige une adaptation

Des fluctuations de températures qui modifient les manières de travailler pour les horticulteurs. "On a été obligé d'enterrer un kilomètre de tuyaux de goutte à goutte pour arroser nos fleurs", ajoute Jean-Marie Hemeray, prenant très au sérieux les restrictions d'eau déjà en place et celles qui viendront. "Ou l'on dit que tout est fichu ou alors on s'adapte et on réfléchit à comment produire d'une autre manière".

Les variations de chaleur ont eu des impacts plus ou moins importants sur les plantes. Dans les champs, les cultures de plantes sont cultivées sur des petites planches en plastique noir, "sous 30 degrés, on peut faire cuire un œuf sur ce plastique ! Quand la plante a des racines à 60 degrés, ça ne lui plaît pas beaucoup", conclut l'ex horticulteur.

La fête de la Saint-Fiacre et ses décorations seront encore visibles ce lundi 28 août de 9h à 16h dans l'église Saint Marceau tandis qu'une vente de plantes sera organisée le mardi 29 août à partir de 9h.