Orléans : un nouveau dispositif pour accompagner les femmes victimes de violences conjugales

Les représentants de la municipalité, du Centre Communal d'Action Sociale de la ville d'Orléans, la Caisse d'Allocations Familiales et de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie réunis à l'hôtel Groslot pour la signature. / © France 3 Centre-Val de Loire
Les représentants de la municipalité, du Centre Communal d'Action Sociale de la ville d'Orléans, la Caisse d'Allocations Familiales et de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie réunis à l'hôtel Groslot pour la signature. / © France 3 Centre-Val de Loire

Le Centre Communal d'Action Sociale de la ville d'Orléans, la Caisse d'Allocations Familiales et la Caisse Primaire d'Assurance Maladie ont signé ce lundi 27 novembre une convention qui acte la création d'un dispositif d'accompagnement des personnes victimes de violences conjugales. 

Par Claire Courbet

830 : c'est le nombre de plaintes déposées par des femmes victimes de violences conjugales au commissariat central d'Orléans en 2015. «Des femmes de toutes origines sociales, précisent Alexandrine Leclerc, Adjointe à la Famille et aux solidarités et Vice-Présidente du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) et Dominique Tripet, Conseillère municipale d’opposition. Elles ont toutes deux été missionnées par le maire d'Orléans pour effectuer un travail d’état des lieux et de propositions concernant les personnes victimes de violences conjugales dans sa ville. 

Fortes de rencontres avec une vingtaine d'organismes institutionnels et d'associations, elles ont déterminé plusieurs manques dans l'accompagnement de ces personnes. La principale difficulté que rencontrent les femmes qui souhaitent quitter leur conjoint violent est l'accès à un hébergement d'urgence, notamment la nuit et le week-end. Il n'y a qu'une quinzaine dans le département du Loiret, les deux élues en ont fait leur cheval de bataille. «Ce dispositif n'a pas vocation à se substituer à ce qui existe, mais bien à pallier un manque existant notamment la nuit et les fins de semaine.» précise Dominique Tripet. 

La création de logements supplémentaires à Orléans, dont certains utilisables dès le mois de mars, sera une première étape, en attendant la création d'un dispositif perenne soit mis en place. Elles les accueilleront 15 jours, le temps de les rediger vers d'autres logements avec l'aide des autres associations et organismes institutionnels. 

La seconde partie du dispositif repose sur la facilité d'accès aux droits, actée par la signature d'une convention ce lundi 27 novembre entre le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la ville d’Orléans, la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) et la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie). Les femmes accueillies par la Ville d’Orléans pourront bénéficier de la domiciliation au CCAS ainsi que de l’ouverture de droits au niveau de la CPAM et de la CAF de manière accélérée sous 48h ou maximum 10 jours pour certains (RSA par exemple). 

 

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