Un masque ou des gants jetés par terre ? Ce sera 135 euros d’amende

La crise sanitaire a généré en Centre-Val de Loire, comme partout ailleurs, de nouveaux déchets : les masques et les gants. Pour lutter contre cette pollution, le ministère de la Transition écologique va augmenter le prix de l’amende pour les ordures jetées sur la voie publique.
Un masque ou un gant mettront 300 à 400 ans à disparaître... S'ils n'intoxiquent pas avant des poissons ou des oiseaux.
Un masque ou un gant mettront 300 à 400 ans à disparaître... S'ils n'intoxiquent pas avant des poissons ou des oiseaux. © Ale MaGu/Blandine Joannic/Pixabay

Après les mégots de cigarette et les canettes vides, les masques et les gants usagés arrivent sur les trottoirs ! Avec la crise du coronavirus, ces protections se sont multipliées dans les magasins, mais aussi dans la nature.

Jetés volontairement au sol, ou emportés par un coup de vent, ces déchets sont un désastre écologique. Un masque chirurgical mettra en effet 300 à 400 ans à disparaître. Sans parler du fait qu’il peut abriter des virus qui risqueraient de se propager.

Pour lutter contre la pollution sur la voie publique, jeter un masque mais aussi un mégot, ou tout type d’ordure au sol, pourra être sanctionné d'une amende de 135 €, contre 68 € actuellement. L'amende pourrait monter à 375 €, voire 750 €, si la police établit un procès-verbal et le transmet au tribunal.

"Tout déchet finit sa route dans l'océan"

C’est, en tout cas, le projet de décret annoncé dimanche 7 juin par la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, et qui doit être présenté ces jours-ci.

Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la feuille de route pour l'économie circulaire lancée en 2018, et "trouve avec le Covid-19 un nouvel écho, avec la multiplication du nombre de nouveaux déchets abandonnés liés à la crise sanitaire", souligne le ministère. Face à ces incivilités, il a donc été décidé de sévir, comme le montre le tweet de la ministre Elisabeth Borne :

"Il faut que chacun comprenne que tout déchet jeté par terre finit souvent sa route dans l'océan" a déclaré Brune Poirson à l'AFP. "Si on veut des mers et des océans propres, ça commence par des trottoirs propres."

En parallèle, une campagne de communication vient juste d'être lancée, comme le montre le tweet de la secrétaire d'Etat, pour sensibiliser le public sur cette question.

En région Centre-Val de Loire, le phénomène reste moins alarmant que dans d'autres villes de France.

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