Promener son chien sans laisse en forêt à partir du 15 avril vous vaudra une grosse amende : on vous explique pourquoi

Du 15 avril au 30 juin, les propriétaires de chien devront veiller à garder leur animal en laisse en dehors des allées forestières, sous peine d’une amende de 750 euros. La mesure vise à préserver la faune pendant la période de reproduction.

L’arrêté a été publié le 8 avril dernier. Nos chers animaux de compagnie pourront s’ébattre sans laisse mais uniquement sur les allées forestières et à moins de 100 mètres de leur maître. Pas question de les laisser courir dans les sous-bois.

Pourquoi il faut garder la laisse

Pendant un mois et demi, la promenade se fera sous contrôle pour ne pas déranger la faune sauvage. "La mise à bas des mammifères et la nidification des oiseaux débute à cette période" avance l’Office National des Forêts. "Les chiens, au flair très affûté, peuvent repérer les nouveaux-nés en forêt et les oiseaux qui nichent au sol dans les friches".

En outre, "par leur simple présence, ils pourraient déranger et stresser les animaux forestiers particulièrement sensibles pendant cette période et ainsi, mettre en péril leurs reproductions", alerte l'ONF. Stressée, une mère oiseau ou une biche peut aller jusqu'à abandonner le site de reproduction (comme un nid), et ses petits.

Outre cette interdiction qui revient tous les ans, les maires peuvent aussi interdire les chiens sans laisse sur le territoire de leur commune et des interdictions peuvent aussi s'appliquer aux réserves naturelles et autres espaces protégés. Renseignez-vous pour ne pas déranger la faune, et être passible d'une amende.

Que risquent les contrevenants ?

Dans ce cas, petit rappel aux contrevenants éventuels, l’amende sera salée : 750 euros si l’on est pris sur le fait. La période d’interdiction de laisser son chien sans laisse dans les sous-bois court du 15 avril au 15 juin. Une période brève, somme toute. Le reste de l'année, il vous est simplement demandé de garder votre chien sous surveillance et dans un rayon de 100 mètres.

Nos animaux de compagnie sont des espèces domestiques parfois sur-protégées, à l’inverse de la faune sauvage, victime des activités humaines, du réchauffement climatique, de la raréfaction de son habitat, et dont il faut favoriser le peuplement. La majorité l'aura compris.