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La reconversion professionnelle séduit de plus en plus, exemples à Orléans et près d'Outarville

© Frédéric Cirou/AltoPress/Maxppp
© Frédéric Cirou/AltoPress/Maxppp

Selon les derniers chiffres publiés par le ministère du travail cette semaine, 22% des personnes en emploi ont changé de métier entre 2010 et 2015. 

Par Aurélia Abdelbost

Les reconversions professionnelles, Corinne Gicquel en a fait son filon. Fondatrice de la plateforme reconversionenfranchise.com, portail spécialisé dans la reconversion vers l’entrepreneuriat et la franchise, elle organise régulièrement des ateliers dont le dernier a eu lieu à Orléans mi-octobre.

Les candidats au changement de vie se bousculent à la porte : "Ça n'arrête pas". Elle poursuit : 

Souvent ce sont des personnes qui en ont ras-le bol des grands groupes, elles veulent apprendre un nouveau métier, elles veulent du concret.


Le phénomène est de grande ampleur, selon les derniers chiffres publiés par le ministère du travail cette semaine, entre 2010 et 2015, 22% des personnes en emploi ont changé de métier.
 

Construire un projet viable

Gwendoline David souhaite elle aussi sauter le pas. Elle a participé au dernier atelier mis en place par Corinne Gicquel afin d'établir son projet de reconversion. Cette commerciale dans le bâtiment, a décidé, notamment pour des raisons de santé, de se lancer dans l'entreprenariat. 

À 43 ans, cette mère de famille qui habite près d'Outarville est aussi maire de son village, elle a toujours souhaité ouvrir sa propre boîte :

Ce qui me plait dans l'entreprenariat c'est d'avoir une vision globale, de tout suivre du début à la fin. 

Mais changer de métier n'est pas facile et requiert un engagement financier : "Je veux être sûre de ce que je fais", explique-t-elle. Deux projets se dessinent dans sa tête, soit ouvrir son entreprise de maîtrise d'oeuvre et rester dans le même secteur professionnel, soit reprendre une franchise de services d'expédition, d'emballage et de graphisme. 
 

"Aucun regret"

Frédéric Baron a fait le deuxième choix, celui de la franchise, pour l'aspect "sécurisant". Il a découvert Theraform, entreprise spécialisée dans l'amaincissement au détour d'un salon et possède depuis 2007 sa propre franchise à Orléans. Avec le recul, l'ancien employé du secteur bancaire n'a "aucun regret" :

Quand je me suis installé à mon compte, je suis parti de zéro. J'étais stressé mais c'était un stress positif, rien à voir avec la pression que l'on peut subir lorsqu'on est salarié.

Être libre de ses choix, de la pression à s'imposer, c'est ce qui l'a séduit. À quelques mois d'intervalle, sa femme a elle aussi choisi de se reconvertir en quittant son poste d'assistante de direction pour ouvrir un salon de beauté. Pour l'un comme l'autre, la reconversion professionnelle a été une réussite.
 

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