A Tours, Jean-Claude Mailly en lice pour un 4e mandat à la tête de FO

Publié le Mis à jour le
Écrit par Ch.L avec AFP
23ème congrès F.O à Tours, le 2 février 2015
23ème congrès F.O à Tours, le 2 février 2015 © A.Constant

Jean-Claude Mailly, qui sera reconduit à la tête de FO à l'issue du 23e Congrès à Tours, dirige avec doigté depuis onze ans la troisième centrale française, qu'il a su rassembler, en préservant son audience et en améliorant son image.

Ses formules font mouche

Mèche rebelle, petites lunettes rondes, un air juvénile, le secrétaire général de FO est l'un des syndicalistes les plus sollicités par les médias audiovisuels. Ses formules font mouche: le gouvernement est prompt à "apporter la boîte de mouchoirs dès que le patronat éternue", dit-il en prévenant qu'"à faire de l'austérité, on va tous mourir avec des déficits zéro!". Quant aux syndicalistes FO, ils ne sont "ni des béni-oui-oui, ni des béni-non-non!".  Avec sa pointe d'humour, Jean-Claude Mailly est à l'opposé de son mentor et prédécesseur, Marc Blondel, connu pour ses coups de gueule. 

"Il a réussi à unifier FO" 

Né le 12 mars 1953 à Béthune, M. Mailly, dont les maîtres-mots sont la défense des valeurs républicaines, a effectué l'essentiel de sa carrière à la confédération à Paris, aux côtés de Marc Blondel (1989-2004). Dès 2004, il a su pacifier et rassembler FO après le départ de Marc Blondel qui avait crispé l'organisation. Sa tâche n'était pas aisée puisqu'il était son dauphin. Sa prouesse est d'avoir su fédérer des adhérents de sensibilités très diverses. Outre une fraction trotskiste, on trouve à FO des proches du PS, d'autres de l'UMP ou du FN. Marine Le Pen a fait son meilleur score chez les sympathisants de FO à la présidentielle de 2012. 

Ses relations avec ses homologues en dents de scie

En bons termes avec Laurence Parisot, l'ex-présidente du Medef, "attachée au paritarisme", il a un jugement nettement moins positif sur son successeur, Pierre Gattaz, qu'il situe "entre thatchérisme et poujadisme". Avec son homologue de la CFDT, le réformiste Laurent Berger, le courant ne passe pas. En revanche, le départ de la CGT de Bernard Thibault - avec lequel il était en froid - lui a permis d'établir de bonnes relations avec son successeur, Thierry Lepaon, mais pas pour longtemps, ce dernier ayant dû démissionner après moins de deux ans de mandat. 

 

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