Trois petits Tours et alenTours pour faire le tour du week-end en Touraine

© PIXABAY
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Sortir du cadre pour passer de l'autre côté du grand écran, traverser la toile et décrocher la lune, une fleur à la bouche.
Un week-end pour céder à l'envie, pour dire oui à la vie. 

Par PASCALE MENARD

De la poésie à croquer

 

La Touraine, jardin de la France, offre une belle variété de plantes sauvages dont la récolte peut réserver bien des surprises dans vos assiettes printanières.

Les violettes odorantes, les coucous, la pimprenelle, le lierre terrestre, les pulmonaires, la cardamine des prés, les fleurs de pervenche, la consoude… je vous épargne les noms latins aux jolies sonorités mais pas si faciles à retenir pour enrichir votre panier.
Mais attention, comme pour la cueillette des champignons, la cueillette des fleurs n’est pas anodine. Certaines, aussi appétissantes que la pomme rouge de Blanche-neige sont aussi nocives pour votre petit corps. A proscrire, l’ail des ours, le muguet et ses clochettes, l’arum et la petite oseille.

Les animaux se nourrissent aussi de ces plantes sauvages, il serait donc malvenu de les priver de leur déjeuner en cueillant sans modération ce qu’on ne consommera pas.
Ne mangez que les pétales, enlevez les étamines avant de les déguster. Des précautions aussi si vous souffrez d’allergies, le joli bouton pourrait éclore sur le bout de votre nez !
Ah, je sens une petite baisse de motivation pour cette cueillette improvisée...


Des plantes sauvages à dompter !


David Cosson, naturaliste de Kiwi nature vous propose une découverte des plantes sauvages dans le cadre des « Rencontres du pays » organisée par le Pays Loire Touraine sur les chemins de la commune de Chançay et de sa voie verte. Un expert à vos côtés, cela change tout. Il vous guidera, vous donnera des conseils pour dénicher les plantes qui soignent, des recettes pour cuisiner celles qui se mangent.
Si vous ne souhaitez pas consommer votre bouquet, il est possible de faire sécher les pétales ou les petites fleurs entières pour vous offrir un joli pot-pourri parfumé.
Comme le loup du petit Chaperon rouge ouvrez grands vos yeux et vos oreilles, aux alentours de la flore se niche parfois un invité surprise de la faune.



Cette fleur parfaite, j’ai presque envie de la manger, de l’avaler pour remplacer la beauté que j’ai perdue

Alex Flinn


 

DESSERTS FLEURIS / © PIXABAY
DESSERTS FLEURIS / © PIXABAY


Chancay – Découverte des plantes sauvages
Samedi 25 mars de 10h à 12h
7 € - Inscriptions conseillées au  02 47 57 30 83



 

Projection dans l’univers du cinéma asiatique

 

Vous ne le savez peut-être pas encore mais le Festival International de Cinéma Asiatique fête cette année ses 18 années de projection. Depuis le 18 mars, le studio enchante les cinéphiles en proposant huit films en compétition sur le thème de l’exil et un hommage au cinéaste japonais Mikio Naruse.
Notre 3 petits tours et puis s’en vont vous propose un week-end « fauteuil et grand écran ». En parcourant le programme, un titre a particulièrement retenu mon attention : « Le grondement de la montagne ». Je n’ai jamais vu le film mais il y a quelques mois, j’ai lu le livre magnifique de Yasunari Kawabata.
Je n’ai pas acheté ce livre, il m’a été offert par une personne âgée qui a lu et relu ses livres avec attention et respect et qui a décidé de me les offrir. Certains m’ont fait signe, d’autres moins. La couverture blanche incrustée de son titre bleuté m’a incité à tourner la page, puis à tourner la page, encore et encore.
Le temps s’étire, on est si loin du tumulte d’aujourd’hui, du zapping continuel entre une information et une autre. Loin de notre impatience et de notre course effrénée vers un lendemain qui s’évapore aussitôt.



Le grondement de la montagne



Dans l’air inerte d’une nuit d’été, un vieil homme entend le grondement de la montagne.
" C’était une nuit de lune… Soudain, le grondement de la montagne parvint jusqu’à Shingo. Il n’y avait aucun vent. La lune était aussi lumineuse qu’une pleine lune, la nuit un peu humide, et le contour des arbres qui dessinaient de petites montagnes, flou,  mais immobile dans l’air inerte… Le bruit cessa. Alors Shingo fut effrayé. Il frissonna comme si l’heure de sa mort avait été révélée. "
Une nature omniprésente, l’écoulement des saisons, la profondeur d’un paysage. Une méditation d’une poésie troublante sur l’amour, la mort et le renoncement, une page blanche qui s’écrit au pays des non-dits.
Le film de Mikio Naruse et les personnages imaginés qui lévitent au-dessus de mon livre me donnent rendez-vous.
Samedi, laissons-vous surprendre par le grondement de la montagne.

Le festival est si dense et le titre des films évocateurs : « La prunelle de mes yeux, Après la tempête, Adieu Mandalay, Quand une femme monte l’escalier, La flûte et le grelot… ». Il sera difficile de quitter une salle de cinéma sans vous glisser dans la file pour voir le suivant mais ce n’est pas un problème, vous êtes en week-end !

 

La nature est indissoluble dans le temps tandis que l’homme se dilue dans le passé
 

Extrait du grondement de la montagne - Yasunari Kawabata


 

Au loin, le grondement de la montagne / © PIXABAY
Au loin, le grondement de la montagne / © PIXABAY



Festival International de Cinéma Asiatique
Jusqu’au 29 mars
Cinéma Studio  - Tours
Le grondement de la montagne de Mikio Naruse
Samedi 25 mars à 17h30



 


Voyage en Terra Incognita

 

Je découvre pour la première fois un tableau de Laurent Vermeerch. Au centre de la toile un château, un château de princesse tout en finesse comme je les aime. Les fondations sont profondes et ses tours pointent vers le ciel. Il est là, à sa place, droit comme un I entre ciel et terre, à l’abri des intempéries et des regards derrière une falaise. Il semble difficile d’y accéder sans prendre un bateau. Est-il habité ? Est-ce le refuge d’un vieil ermite ? D’une princesse aux bois dormants endormie ? A l’horizon se dessinent d’autres tours éparses, le ciel et l’eau se fondent dans le vert. Le silence est roi, le temps semble figé. Un oiseau fixé dans la roche fixe le chien de pierre prisonnier de la roche. S’agirait-il d’un sortilège ?



Démêler la toile



Ce monde fantastique que j’imagine en regardant ce tableau est certainement à mille lieux de l’interprétation de Laurent Vermeerch, à mille lieux aussi de ce que vous pourrez imaginer.
J’aime cette richesse de l’imagination, cette porte ouverte qui n’impose rien et qui propose des branches multiples à l’arbre des possibles.
Ce docteur en géographie urbaine a décidé depuis plus de 15 ans de se consacrer exclusivement  à la peinture. Ses œuvres nous entraînent dans un univers parallèle où s’imbriquent présent et passé, rêve et réalité, tangible et inaccessible. Un voyage énigmatique en Terra Incognita.
 

Ce qu’il y a de plus réel pour moi, ce sont les illusions que je crée avec ma peinture. Le reste est un sable mouvant
 

Eugène Delacroix


 

TERRA INCOGNITA / © EXPOSITION DE LAURENT VERMEERCH
TERRA INCOGNITA / © EXPOSITION DE LAURENT VERMEERCH


 

Exposition Terra Incognita de Laurent Vermeerch
Azay-le-Rideau - Médiathèque la Canopée
Vernissage samedi 25 mars à 16h00 – Entrée libre
Exposition jusqu’au 15 avril




Elle est où la lune ?

 

Combien de poésies tournent autour de la lune ?
Combien de chansons, de promesses, d’espoir ?
Combien d’amoureux ont promis de la décrocher ?
Combien d’enfants pour la réinventer ?

Jaune, rouge, rousse ou noire, nouvelle, pleine, en quartier ou en croissant …
Elle joue de ses formes et de ses couleurs pour inspirer le poète et émerveiller les petits.
« Maman, tu as vu la banane accrochée dans le ciel ? »



J’ai demandé à la lune…



Combien de rires, de prières et de rêves ?
« Quand je serai grand, je serai cosmonaute et j’irai caresser les étoiles »
« Elle est où la lune ? » est un film d’animation rédigé à quatre mains par deux chanteuses et bruiteuses, Leïla Mendez et Sophie Laloy. Ce ciné-spectacle raconte l’histoire d’une petite fille Aka qui avant de s’endormir, rêve d’aller gambader sur la lune nacrée.
A partir d’ombres chinoises filmées sur des calques de couleurs, ces deux artistes déploient l’éventail des 100 phrases de Paul Claudel. Le soleil de Charles Trenet ne le sait pas mais nos chères têtes blondes, rousses ou brunes ont bien reçu rendez-vous avec la lune ce samedi en fin de matinée.


J’irai moi aussi sur la lune/Demain c’est sûr, je tisserai/Un fil de ma terre à sa brume/Et vers elle je me glisserai/Pour offrir des fleurs à ses dunes


Zaz


 

RACONTE-MOI LA LUNE / © PIXABAY
RACONTE-MOI LA LUNE / © PIXABAY


La Riche  - Festival Circuit Biscuit
Elle est où la lune ?
Cie Mon Grand l‘Ombre
Samedi 25 mars à la Pleïade à 11h
Dès 2 ans – 40mn – 4 et 6 €








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