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Cercle Wagram, les premières auditions

Francois-Marie Giacobetti à son arrivée au Palais de justice de Paris, le 5 décembre. / © AFP/MIGUEL MEDINA
Francois-Marie Giacobetti à son arrivée au Palais de justice de Paris, le 5 décembre. / © AFP/MIGUEL MEDINA

Le procès du Cercle Wagram, du nom d'un établissement de jeux parisien soupçonné d'avoir aiguisé la convoitise et les rivalités de voyous corses, entre jeudi dans le vif du sujet avec les premières auditions de prévenus.

Par Grégoire Bézie (avec AFP)

La justice parisienne a entrouvert la porte mercredi d'un cercle de jeux huppé de la capitale, le Wagram, soupçonné d'avoir servi au blanchiment d'argent de voyous corses qui s'y seraient également affrontés lors d'un "putsch" du 19 janvier 2011. Ce jour-là, le Wagram, situé près des Champs-Elysées, a vu débarquer une bande qui a chassé l'équipe dirigeante du Cercle pour en prendre le contrôle. Dans leurs premières déclarations les prévenus ont maintenu n'avoir participé à aucun "coup de force", reconnaissant tout au plus, pour certains, être "descendus" au Cercle pour "discuter". Ce qu'ils ignorent c'est que l'établissement est sous surveillance, dans le cadre d'une autre procédure, et que la police ne perd pas une miette du spectacle.

Tandis que Jean-Luc Germani, beau-frère de Richard Casanova "patron" du Cercle, assassiné en 2008, et Antoine Quilichini, dit "Tony le boucher", restent à l'extérieur du bâtiment, un autre groupe se rend dans les bureaux faire comprendre aux dirigeants de la juteuse entreprise que le vent a tourné. "L'ancienne équipe d'ici (...) ils sont arrivés ce matin (...) avec des mecs de chez vous et ils ont enlevé Marie, Térésa, les deux zouaves ... tout le monde dehors (...) c'est pas un petit truc qui s'est passé (...) c'est chaud hein ?", racontera moins d'une heure plus tard, dans une conversation interceptée par la police, un des employés du Cercle.

Mais le changement de main fera long feu. En juin, un coup de filet policier permet l'interpellation de la plupart des protagonistes et le Cercle est fermé. Trois acteurs du "putsch" ont cependant échappé aux enquêteurs : Jean-Luc Germani, Stéphane Luciani et Frédéric Federici. Restent sur le banc des prévenus six hommes et une femme, aux profils variés : joueurs professionnels, voyous corses et même deux acteurs de la série de Canal+ "Mafiosa". Ce sont eux que la justice entendra à partir de jeudi.

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