Treize mises en examen dans "l'affaire des gîtes ruraux" du conseil général de la Haute-Corse

Treize personnes ont  été mises en examen par le juge Vincent Raffray, magistrat instructeur du pôle économique et financier de Bastia. Trois autres personnes dont un élu ont été placées sous le statut de témoin assisté. Le Conseil général de Haute Corse s'est constitué partie civile le 8 février.

Depuis le 1er février, plusieurs élus et fonctionnaires du département ainsi que des proches de l'ex-président du conseil général de Haute-Corse, Paul Giacobbi, sont entendues dans le cadre de l'enquête sur les détournements présumés de subventions publiques pour financer des gîtes ruraux.


Des élus et leur entourage

Dans le collimateur de la justice, des cadres, des élus du conseil général ainsi que leur entourage. A la date du 13 février, le juge Vincent Raffray,  a mis en examen treize personnes dont un agent de la fonction publique: Jean Hyacinthe Vinciguerra, poursuivi pour détournement de fonds publics. Ce fonctionnaire qui nie les faits, était chargé de contrôler la construction des gîtes subventionnés par le conseil général. Les douze autres personnes mises en examen sont des bénéficiaires présumés parmi lesquelles figurent des proches de Dominique Domarchi, conseiller de Paul Giacobbi assassiné en mars 2011.   Le magistrat a aussi placé trois personnes sous le statut de témoin assisté. Il s’agit de Paul Peraldi , conseiller général de Vezzani,  de son épouse ainsi que d’un cadre du conseil général.


Les auditions se poursuivent

Les mises en examen décidées par le juge instructeur ont été prises à des degrés divers: détournement d'argent public, escroquerie, abus de biens sociaux. Les auditions se poursuivent dans le cabinet du juge Vincent Raffray.


 

Le Conseil général contre attaque
Son avocat l'avait annoncé: Vendredi 8 février, le conseil général de Haute Corse s'est constitué partie civile dans l’affaire dite des gites ruraux. L’avocat aura accès au dossier. Une façon aussi de contre attaquer pour l’institution qui se prémunit  ainsi des agissements présumés d’extorsions de fonds publics de la part d’élus ou de ses employés. Les subventions destinées à la création de gîte ruraux auraient été utilisées à d’autres fins. Selon les enquêteurs, le préjudice serait de l'ordre de 400 000 euros.