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Cercle Wagram: quatre des “putschistes” présumés remis en liberté

© FTViastella
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Quatre des "putschistes" présumés du cercle de jeux Wagram, sur les neuf prévenus condamnés en première instance, ont été remis en liberté mi-mars et placés sous contrôle judiciaire en attendant le procès en appel.

Par Jean Crozier

L'AFP le livre ce 27 mars, citant une source judiciaire confirmant une information du Point.fr : Quatre des "putschistes" présumés du cercle de jeux Wagram, sur les neuf prévenus condamnés en première instance, ont été remis en liberté mi-mars et placés sous contrôle judiciaire en attendant le procès en appel.

Antoine Quilichini et François-Marie Giacobetti avaient été condamnés à 30 mois de prison le 18 janvier dernier par le tribunal correctionnel de Paris, Philippe Terrazzoni et Hervé Pacini à 3 ans d'emprisonnement.

Ils ont tous les quatre été remis en liberté, mais leur contrôle judiciaire leur interdit de quitter le territoire national.
Ils sont poursuivis pour leur implication présumée dans le coup de force lors duquel le contrôle du cercle de jeux a été ravi à une bande rivale le 19 janvier
2011.

Avec une peine de 6 ans de prison, le plus lourdement sanctionné est Jean-Luc Germani, en fuite, présenté comme l'un des héritiers de la Brise de mer, un gang corse déchiré par des affrontements à l'origine du putsch du 19 janvier 2011.

Le procès en appel doit se tenir du 14 novembre au 6 décembre devant la cour d'appel de Paris, a-t-on précisé de source judiciaire.

La saga du Wagram

Situé près des Champs-Elysées, fermé sur décision administrative quelques mois après le coup de force, le Wagram est soupçonné d'avoir servi au détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros issus des activités du banditisme corse.

Lors du procès du 5 au 21 décembre 2012, certains prévenus avaient assuré tout ignorer du putsch, d'autres avaient reconnu leur présence dans l'établissement le jour des faits, admettant juste être venus pour "discuter" avec l'équipe rivale.

Tous avaient été très allusifs sur les dessous du fonctionnement du Wagram devenu au fil des ans, selon le réquisitoire du parquet, une "manne financière" pour le banditisme corse, à la faveur d'une législation défaillante et d'une certaine indulgence policière.
Ces soupçons de blanchiment d'argent sont au coeur d'une autre instruction, en cours d'achèvement, dont le procès devrait constituer le second épisode de la saga Wagram.

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