Blanchiment d'argent: la garde à vue du fils de Roland Cassone prolongée

La garde à vue à Bastia de Robert Cassone, fils de Roland Cassone, figure présumée du grand banditisme marseillais, a été prolongée et il devrait être présenté au juge jeudi17 octobre, a-t-on appris de source proche du dossier.

Locaux de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille (Illustration)
Locaux de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille (Illustration) © FTViaStella
L'homme, fiché au grand banditisme comme son père, a été interpellé mardi à Bastia dans une affaire de blanchiment. Il devrait être présenté au juge Guillaume Cotelle de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs, chargée de la criminalité organisée, ndlr) de Marseille, dès jeudi.

L'information visant Robert Cassone, né en 1967, avait été ouverte en février au cabinet du juge financier Charles Duchaine, pour association de malfaiteurs, blanchiment et non-justification de ressources.

Les enquêteurs de la PJ veulent savoir comment le fils Cassone pouvait monter d'importants dossiers de crédit lui permettant de mener grand train de vie avec des bolides et une construction de villa de prestige en Corse.

Deux banquiers, l'un de Nice et l'autre de Corse, ainsi qu'un notaire insulaire, font partie de la dizaine de personnes mises en garde à vue à l'antenne de la PJ de Bastia, tout comme la compagne de Robert Cassone.

Les policiers soupçonnent l'intéressé d'avoir une copieuse surface financière occulte, provenant de rackets présumés, et d'organiser des escroqueries au crédit à l'aide de prête-noms, a précisé la source proche du dossier.

Le juge Cotelle est également en charge d'un dossier de blanchiment visant le père, Roland Cassone, selon une source proche de l'enquête.

Présenté comme un parrain présumé de la pègre marseillaise, ce dernier a été relaxé en septembre dans le procès du cercle de jeux Concorde, mais condamné à 10 mois pour détention d'arme lors de son interpellation.

Proche de Jacques Imbert, dit Jacky "Le Mat", figure du milieu marseillais, il avait échappé en 1978 à un règlement de comptes dans lequel son frère avait trouvé la mort.
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