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Tentative d'assassinat d'Antoine Nivaggioni: un homme mis en examen

Locaux de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille (Illustration) / © FTViaStella
Locaux de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille (Illustration) / © FTViaStella

Eric Coppolani a été mis en examen par un juge de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille pour association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat en bande organisée.

Par Jean Crozier

Interpellé le 16 mars dernier à Ajaccio par la police judiciaire dans le cadre de l’enquête sur la tentative perpétrée en mai 2010 contre le nationaliste Antoine Nivaggioni qui avait précédé de cinq mois son assassinat, Eric Coppolani a été mis en examen ce 20 mars.

L'instruction menée par un juge de la juridiction interrégionale de Marseille, vise précisément une association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat en bande organisée.

La tentative n'a pas été retenue dans la qualification juridique des magistrats de la Jirs: en mai 2010, il n'y a pas en effet  de commencement d'exécution.

Eric Coppolani  serait « réputé proche du chef de la bande du Petit Bar », selon une source policière qui précise qu'il était connu « pour des infractions relatives aux stupéfiants, armes, extorsion et vol ».


Chroniques de morts annoncées

Antoine Nivaggioni, ex-militant du MPA, proche d'Alain Orsoni, reconverti dans la sécurité avec la société SMS, a été tué par balles à 49 ans le 18 octobre 2010, à Ajaccio,  cinq mois et sept jours aprés la tentative de mai 2010. 

Sa disparition était intervenue peu avant le procès, à Marseille, de la Société méditerranéenne de sécurité (SMS) qu'il dirigeait et qui était impliquée dans une vaste fraude aux marchés publics en Corse et dans le Var.

Antoine Nivaggioni avait créé la SMS au début des années 2000 avec un autre ancien nationaliste, Yves Manunta, avec lequel il s'était ensuite fâché. Celui-ci a été assassiné à Ajaccio en juillet 2012 , à 50 ans, après avoir échappé à une précédente tentative en novembre 2011.

A l'occasion d'une récente  interviewe,  Bernard Squarcini, ancien grand patron du renseignement,  désignait Antoine Nivaggioni comme ayant eu« un certain rôle au sein de ses services ».

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