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Corsica Ferries: un syndicat d'officiers déplore l'opacité autour d'un incident

ILLUSTRATION - Le Mega Express V en sortie du port de Bastia (Haute-Corse) / © GERARD BALDOCCHI / MAXPPP
ILLUSTRATION - Le Mega Express V en sortie du port de Bastia (Haute-Corse) / © GERARD BALDOCCHI / MAXPPP

Les syndicats d'officiers de la marine marchande ont déploré lundi 16 juin le comportement des autorités françaises et de la Corsica Ferries après une avarie non déclarée à L'Ile-Rousse (Haute-Corse), ayant provoqué un enfoncement de la coque sur 50 mètres et une voie d'eau.

Par Grégoire Bézie avec AFP

Le Mega Express Five de la Corsica Ferries, qui peut transporter 2.000 passagers, avait talonné sur un haut fond en s'écartant du chenal de sortie obligatoire du port de L'Ile-Rousse le 31 mai. Bilan, un enfoncement de la coque sur 50 mètres et une voie d'eau.

Sans prévenir les autorités, ni procéder aux vérifications d'usage en raison des risques pour les passagers et l'équipage ainsi que pour l'environnement, il avait poursuivi sa route jusqu'à Toulon, effectuant encore trois rotations avec la Corse jusqu'au 2 juin.

La CFE-CCG des officiers (SNCNMM) s'est "étonnée" dans un communiqué "de la déclaration du porte-parole de la Préfecture maritime de Toulon parue dans Le Marin du 12 juin, selon lequel +A aucun moment nous n'avons été informés d'un talonnage. Le contrat de confiance entre le capitaine d'un navire et le centre opérationnel de l'État côtier prévoit pourtant d'être prévenu de manière sincère et complète+".

Or, a rappelé le SNCNMM, "tout navire a l'obligation de signaler immédiatement au CrossMed ( Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Méditerranée, ndlr) tout incident de navigation sous peine de sanctions pénales".

Les officiers français sont "habitués à un formalisme autrement plus rigoureux du CrossMed, quant au signalement d'incidents, parfois très mineurs, qui peuvent concerner leurs navires", a souligné le syndicat.

Evoquant le naufrage du navire de croisière Costa Concordia en Toscane (32 morts en janvier 2012), le SNCNMM a souligné que "la minoration ou le déni d'un accident et/ou la mauvaise gestion des suites d'un accident par le bord et les services de la compagnie maritime et/ou le manque d'informations qui devraient être transmises aux autorités sont autant de facteurs contribuant à déboucher sur une catastrophe."

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