Cet article date de plus de 6 ans

Assises d'Aix : la défense de Jean-François Federici bouscule les expertises

Au troisième jour d'audience devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, la défense des accusés tentent de démontrer les errances de l'enquête policière, en mettant notamment en cause l'expertise menée sur des traces ADN prélevées sur la scène de crime.
Assises d'Aix  la défense de Jean-François Federici bouscule les expertises
Assises d'Aix la défense de Jean-François Federici bouscule les expertises © FTVIASTELLA
L'empreinte ADN de l'un des accusés, Jean-François Federici, avait été retrouvée sur l'un des étuis présents sur la scène de crime. Mardi, Me Patrice Reviron s'est efforcé de faire tomber cet élément, bousculant l'un des experts.

En cause la rédaction de son rapport et notamment des résultats de l'un de ses tests sur un ADN partiel qui pourrait être celui d'un deux cousins Federici mis en cause, mais pas forcément celui de son client.

L'avocat général a même dû venir au secours de l'expert désorienté, qui a bénéficié d'une suspension d'audience pour remettre de l'ordre dans ses notes, non sans exaspérer la défense.

"A coup de suspension d'audience, à coup de délai donné à l'expert pour bien réfléchir sur ce qu'il va nous dire, on essaye de délayer ce qui est aujourd'hui un constat : l'ADN de Jean-François Federici n'est pas sur le scellé n°3" a indiqué Me Patrice Reviron.

A la reprise de l'audience mercredi, c'est le climat de l'affaire qui a été porté à la connaissance des jurés. Avec comme illustration, l'audition en visioconférence de Charles-François Mattei, le frère de l'une des victimes. Incarcéré à Borgo, il était partie civile jusqu'au début du procès mais s'est finalement désisté, refusant d'expliquer pourquoi.

Un procès décidément sensible, où la cour a décrété un huis clos partiel, pour entendre les enquêteurs. Les policiers ont développé leur thèse, celle d'une spirale meurtrière entre les familles Costa et Federeci, avec un mobile la vengeance.

A cette thèse répond celle des avocats de la défense. Insistants sur les contradictions dans l'enquête et dans la surveillance policière, pour eux la conviction policière fait des Costa et des Federeci, des coupables sans preuve.

Compte-rendu d'audience Anne-Marie Leccia, Philippe Villaret
Assises d'Aix: compte-rendu de la 3ème journée d'audience

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice assises banditisme